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Londres passe aux bus à hydrogène

Depuis le 20 décembre, les usagers londoniens de la ligne de bus RV1 ont une bonne chance de tomber sur un véhicule absolument silencieux. Pas un bus électrique, mais à hydrogène. La mairie de Londres en met cinq en circulation (huit d'ici à mi-2011), construits en Irlande du Nord. Londres est le dernier exemple de l'actuelle percée des véhicules à hydrogène à travers le monde.

Longtemps considérée comme une technologie plus prometteuse, mais moins au point que la voiture électrique, l'hydrogène semble rattraper son retard. Honda a lancé sa voiture FCX Clarity, le premier véhicule à hydrogène commercial, en 2008. Pour les bus, le projet londonien concerne aussi Oslo, Milan et Aarau (Suisse). En mars prochain, ITM, une société britannique qui produit de l'hydrogène, commencera à tester deux camionnettes, notamment à l'aéroport de Stansted.

L'Allemagne, leader européen dans le domaine, veut mettre en place 1.000 stations de recharge à hydrogène à travers le pays d'ici à 2015. « La Grande-Bretagne est bien placée pour la deuxième place dans le développement de cette technologie », estime Ian Williamson, directeur d'Air Products, fournisseur de l'hydrogène pour les bus londoniens.

Il est vrai que la technologie présente des avantages certains par rapport aux véhicules électriques conventionnels. Le plein d'un bus ne prend que 10 minutes et le véhicule a une autonomie de 18 heures et de 300 kilomètres. « Nous pouvons utiliser les bus à hydrogène comme sur une ligne normale », explique Mike Weston, de Transport for London, l'agence de transports urbains de Londres. D'un point de vue environnemental, les véhicules n'émettent que... de l'eau. Ils utilisent un moteur électrique et produisent l'électricité à pratir d'un mélange d'hydrogène et d'oxygène, pompé dans l'air.

En revanche, la production d'hydrogène (par catalyse) nécessite une énergie dont la production émet du CO2 (exception faite de l'énergie renouvelable). De plus, l'énorme volume occupé par le réservoir à hydrogène pose d'importants problèmes. Sur les bus londoniens, le réservoir, placé sur le toit, leur ajoute presque un mètre de hauteur.

Par ailleurs, le prix demeure exorbitant. Les bus coûtent près de 1 million d'euros pièce, quatre fois le prix d'un bus traditionnel. Certes, des économies d'échelle peuvent être réalisées, mais la technologie doit encore être améliorée pour devenir rentable. « La commercialisation de masse n'est pas envisageable avant cinq ou dix ans », estime Mike Weston.

LT

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