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L'homme risque d'être de plus en plus souvent victime de maladies d'origine animale

L'homme risque de plus en plus fréquemment d'être assailli par des maladies d'origine animale, certaines pathologies étant susceptibles de sauter de plus en plus facilement la barrière des espèces. Telle est la conclusion de chercheurs qui ont répertorié 38 maladies ayant précisément franchi cette barrière ces 25 dernières années. Il ne s'agit pas d'une bonne nouvelle en ce qui concerne la grippe aviaire, les experts craignant sa transmutation en une forme contagieuse entre êtres humains.

Ce constat a été formulé dans le cadre de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) qui s'est tenue ces derniers jours à Saint-Louis dans le Missouri. Pas moins de 1.407 agents pathogènes ont été répertoriés (virus, bactéries, parasites, protozoaires et champignons) pour leur capacité à contaminer l'homme, a indiqué Mark Woolhouse de l'Université d'Edinbourg en Ecosse. Sur ce nombre, 58 % sont d'origine animale. Les scientifiques considèrent que 177 de ces agents sont "émergents" ou "réémergents". La plupart ne causeront jamais d'épidémie. "La stratégie doit consister à chercher à les contenir dans le monde animal parce que, une fois qu'on pénètre du côté humain, on parle vaccins et antirétroviraux, ce qui est un domaine entièrement nouveau", a expliqué Nina Marano, vétérinaire et expert en santé publique au Centre national (américain) des maladies infectieuses.

Chaque année, un ou deux agents pathogènes, ainsi que de multiples variations de menaces existantes, infectent l'homme pour la première fois. Une telle proportion est insupportable à long terme pour l'espèce humaine, estime Mark Woolhouse. "L'homme a toujours été attaqué par de nouveaux agents. Ce processus a lieu depuis des millénaires. Mais il semble se produire à un rythme élevé dans la période moderne", ajoute le Pr Woolhouse. En théorie, dit-il, aucune de ces nouvelles maladies n'est censée s'installer durablement dans l'espèce humaine à moins qu'il ne se produise quelque chose de nouveau qui leur permette de prendre racine.

Une explication à cet égard serait les changements rapides survenus récemment dans la période moderne, concernant la relation de l'homme à son environnement dans un monde de plus en plus densément peuplé et dont le climat est de plus en plus chaud ; un monde où l'on se déplace de plus en plus et de plus en plus vite, note Nina Marano. Ces changements peuvent avoir pour conséquence que les agents pathogènes ne restent pas cantonnés à l'animal, ajoute-t-elle. Les exemples abondent dans l'histoire récente : le VIH, la maladie de Marburg, le Sras. Autant dire que la grippe aviaire, si elle est la dernière en date de ces menaces, n'est certainement pas l'ultime et peut-être pas non plus la plus dangereuse. "On est toujours surpris. On pense que la grippe aviaire sera la prochaine maladie émergente. Je crois que quelque chose d'autre peut apparaître avant", affirme Alan Barrett de la faculté de médecine de l'Université du Texas à Galveston. "Il est très difficile d'anticiper ce qui peut arriver."

AP

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