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L'Europe dit oui au très grand télescope

Les astronomes européens se sont enfin mis d'accord sur les caractéristiques de ce qui sera dans une douzaine d'années le plus gros télescope du monde, avec son miroir de 42 mètres de diamètre, même si le projet sera moins ambitieux qu'espéré au départ.

"Nous avons obtenu ici à Marseille le consensus de la communauté scientifique" sur les spécifications du futur ELT (Extremely Large Telescope) européen, a annoncé Catherine Cesarsky, directrice générale de l'organisation astronomique européenne ESO, qui pilote le projet.

Ce feu vert des astronomes, après quatre jours de discussions, va permettre à Mme Cesarsky de soumettre le projet à son conseil d'administration, la semaine prochaine, afin d'engager les études détaillées.

Le futur instrument, dont le coût sera de l'ordre du milliard d'euros, sera doté d'un miroir 1.000 fois plus grand que la modeste lunette de 4 centimètres de diamètre qui permit à l'astronome italien Galilée de découvrir les quatre principales lunes de Jupiter. Il sera aussi plus de quatre fois plus gros que les instruments actuels les plus puissants, les deux télescopes américains Keck de 10 mètres de diamètre installés à Hawaï. Les études préalables à la construction de l'ELT devraient encore durer de trois à quatre ans, pour une entrée en service vers 2018.

Actuellement, les meilleurs télescopes terrestres en exercice appartiennent à la génération des ''très grands'', comme le VLT au Chili ou le Keck à Hawaii, avec des miroirs de 8 à 10 mètres de diamètre. Mais grâce au développement de l'optique adaptative et de l'optique active, qui permet de corriger les perturbations créées par l'atmosphère, les télescopes terrestres peuvent rivaliser avec leurs collègues spatiaux, comme le télescope spatial Hubble.

En dépit de son coût (1 md EUR), qui comporte encore un risque de dérive de 21 %, le projet européen ne représente qu'une fraction des 5 milliards d'euros nécessaires à la mise en orbite du successeur d'Hubble, le James Webb Space Telescope, dont le miroir sera bien plus réduit, avec ses 6,5 mètres.

Les Américains sont aussi engagés dans la course au gigantisme au sol, avec deux projets concurrents, l'un de 30 mètres (avec le Canada), l'autre de 21,5 mètres (avec l'Australie). La Chine et le Japon n'ont pas à ce jour de projets et finiront par s'associer aux projets européen ou américains, pronostique-t-on à l'ESO. Reste à déterminer le lieu d'implantation. L'ESO a mené une prospection à partir de données satellitaires qui n'a fait que confirmer que les meilleurs sites mondiaux étaient déjà bien connus. Elle n'a pas retenu Hawaï, où sont implantés les grands instruments américains, et l'Antarctique, pour des raisons de logistique.

E-ELT

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