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L'accumulation des émissions de gaz à effet de serre s'accélère, selon des estimations

Les principaux gaz à effet de serre comme surtout le dioxyde de carbone (CO2) s'accumulent plus rapidement dans le monde ces dernières années malgré des efforts déjà déployés pour les contrôler, selon des estimations préliminaires pour 2007 d'une agence du gouvernement américain publiées le 24 avril.

La concentration mondiale de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 0,6 % ou de 19 milliards de tonnes par rapport à 2006, indique le laboratoire de recherche de la Terre de la "National Oceanic and Atmospheric Administration" (NOAA). En d'autres termes, l'accroissement de CO2 a été de 2,4 unités par million (ppm) ou de 2,4 milligrammes par litre d'air en 2007, précise la NOAA.

Depuis 2000, les accroissements annuels de CO2 de deux ppm/an ou davantage sont communs comparativement à 1,5 ppm/an dans les années 80 et moins de un ppm/an dans la décennie 60, souligne l'agence fédérale américaine. La concentration mondiale de CO2 est désormais proche de 385 ppm.

Dans l'ère pré-industrielle le niveau se situait autour de 280 ppm et ce jusqu'en 1850. La combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel est la principale source de l'accroissement des émissions de CO2. Les océans, la végétation et les sols absorbent environ la moitié de la totalité du CO2 émis et les autres 50 % restent dans l'atmosphère pendant des siècles voire davantage, rappelle le NOAA dans un communiqué publié sur son site.

Quelque 20 % du CO2 provenant de la combustion des hydrocarbures en 2007 resteront probablement dans l'atmosphère pendant des milliers d'années, selon la dernière évaluation scientifique du Groupe d'experts internationaux sur le climat (GIEC). Outre le CO2, de loin le plus important gaz à effet de serre responsable du réchauffement du climat, le méthane, un autre de ces gaz, s'est accru de 27 millions de tonnes l'an dernier après une décennie sans augmenter, indique la NOAA.

Le méthane est 25 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le CO2 mais il y en a beaucoup moins dans l'atmosphère, faisant que son impact global sur le réchauffement climatique est près de deux fois moindre que celui du CO2.

Selon Ed Dlugokencky, un scientifique de la NOAA, cet accroissement du méthane en 2007 pour la première fois depuis 1998 s'explique probablement par la croissance rapide de l'industrialisation en Asie et l'augmentation des émissions de ce gaz dans les marais de l'Arctique et des tropiques.

NOAA

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