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Le G8 s'engage à lutter contre le réchauffement du climat

Les dirigeants du G8 se sont engagés à agir "de façon urgente" contre le réchauffement climatique dans une déclaration commune qui ne fixe aucun objectif chiffré et n'inclut qu'une référence symbolique au protocole de Kyoto. Les Huit sont également convenus d'un plan d'action en faveur d'une énergie propre et du développement durable. La concession notable consentie par les Etats-Unis, premiers pollueurs de la planète, est la reconnaissance de la responsabilité humaine dans le phénomène du réchauffement climatique et de la nécessité d'agir sans tarder. "Le changement climatique constitue un défi grave et à long terme qui est susceptible d'affecter tous les points du globe", peut-on lire dans la déclaration adoptée au terme du sommet de Gleneagles.

"Nous savons que l'augmentation des besoins et de la consommation d'énergies fossiles, ainsi que d'autres activités humaines, contribuent en grande partie à l'accroissement des gaz à effet de serre liés au réchauffement de la surface de la Terre", est-il souligné. "Nous agirons avec détermination et de façon urgente pour atteindre nos multiples objectifs communs : réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer l'environnement mondial, renforcer la sécurité énergétique et diminuer la pollution de l'air", déclarent les Huit.

En pointe dans les discussions sur le réchauffement climatique face à des Américains inflexibles, les Français jugeaient "inenvisageable" un accord qui ne contienne pas "une mention claire et explicite" au protocole de Kyoto. Le projet de déclaration n'est pas à la hauteur de leurs attentes, bien que Jacques Chirac ait salué "un pas important", mais "pas décisif".

"Ceux d'entre nous qui ont ratifié le protocole de Kyoto se félicitent de son entrée en vigueur et oeuvreront pour en assurer le succès". Telle est la référence au texte entré en vigueur en février. Les Etats-Unis, qui produisent 45 % des gaz à effet de serre, sont le seul pays du G8 à ne pas avoir ratifié le protocole du 11 décembre 1997 qui impose de réduire de 5,2 % d'ici à 2012 les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane...) dans le monde par rapport aux niveaux de 1990. Autre "concession", le paragraphe sur la demande énergétique, mis entre parenthèses lors des négociations entre "sherpas", est finalement maintenu. "La demande énergétique mondiale devrait augmenter de 60 % au cours des 25 prochaines années, ce qui risque d'entraîner un accroissement significatif des émissions de gaz à effet de serre liées au changement climatique", précisent les Huit. "L'augmentation de la demande énergétique mondiale constitue un problème pour la sécurité énergétique du fait d'une dépendance accrue à l'égard des marchés mondiaux de l'énergie", ajoutent-ils.

Les Américains, qui souhaitaient réorienter le débat sur le développement des nouvelles technologies en matière de "remède", obtiennent en partie gain de cause. Les pays membres du G8 s'engagent à prendre des mesures "pour promouvoir l'innovation, l'efficacité énergétique", et "accélérer le développement de technologies plus propres". Les dirigeants des huit pays les plus riches de la planète ont par ailleurs décidé de "lancer un dialogue sur le changement climatique", en coopération avec les pays émergents, comme l'Inde ou la Chine.

A l'issue de ce sommet, le G8 a adopté un plan d'action sur le changement climatique qui se fixe six objectifs : "changer notre manière de consommer l'énergie" ; "agir pour un avenir plus propre" ; "promouvoir la recherche et le développement" ; "financer la transition vers une énergie plus propre" ; "gérer les effets du changement climatique" ; "lutter contre l'exploitation forestière illégale".

Bien que ce plan ne contienne pas d'engagements concrets et aucune promesse de financement, il constitue, selon les experts, une réelle avancée dans la prise de conscience et la volonté politique de s'attaquer sérieusement au problème majeur du réchauffement climatique mondial.

Les Huit s'engagent notamment à "soutenir les efforts visant à rendre plus efficace et plus propre la génération d'électricité à partir du charbon et d'autres sources d'énergie fossile". Ils demandent à l'Agence internationale de l'énergie (AIE) d'évaluer la performance énergétique des différents moyens de production d'électricité et des bâtiments à l'échelle mondiale.

Article @RTFlash

G8

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