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Eau et méthane au même endroit sur Mars: un possible indice de vie

Les concentrations de vapeur d'eau et de méthane "coïncident de manière importante" dans l'atmosphère de Mars, ce qui pourrait constituer un "indice supplémentaire" d'existence d'une vie sur la planète rouge, suggèrent lundi des responsables de l'ESA (Agence spatiale européenne). Des analyses récentes effectuées à partir de données fournies par la sonde européenne Mars Express, note l'ESA dans un communiqué, "nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars, et ouvrent de nouvelles pistes concernant l'existence d'une vie actuelle sur la planète rouge". Ces résultats proviennent de données obtenues par un spectromètre planétaire dit PFS, lequel a observé qu'à une altitude comprise entre 10 et 15 km de la surface, la vapeur d'eau est présente dans l'atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes. L'instrument a permis de constater, à proximité de la surface, la présence de vapeur d'eau sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales: Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. "Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées", selon l'ESA. Comme l'indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, "ces zones de plus forte concentration de la vapeur d'eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la Nasa a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface". Le PFS a également permis de faire "la même cartographie avec le méthane, et on voit qu'il y a corrélation spatiale entre les deux", explique à l'AFP Roberto Loverde, porte-parole du département Science à l'ESA. "Nous disposons là d'une nouvelle pièce du puzzle dans la compréhension de ce qui pourrait être une vie possible, passée ou présente, sur Mars", a-t-il ajouté. L'équipe en charge du PFS a constaté que les zones de plus forte concentration en méthane sont les mêmes que celles où la vapeur d'eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. "On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d'eau et le méthane s'explique par une origine souterraine commune", selon l'ESA. L'instrument PFS a également détecté des traces "d'autres gaz" dans l'atmosphère martienne, ajoute le communiqué de l'ESA sans donner plus de précision. "D'autres études détermineront s'il existe un lien de causalité entre ces gaz et l'eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues.

ESA. :http://sci.esa.int/science-e/www/object/index.cfm?fobjectid=35854

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