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Découverte d'une protéine impliquée dans les naissances prématurées

Des chercheurs américains pensent avoir identifié des protéines dans le sang qui peuvent indiquer si une femme enceinte est susceptible d'accoucher prématurément, selon une étude américaine. Cette découverte pourrait aider à la mise au point d'un test de prévention des naissances prématurées."C'est potentiellement très important", a souligné le Dr. Robert Goldenberg, professeur de gynécologie-obstétrique à l'université d'Alabama, qui n'a pas participé aux travaux relatés dans le "Journal of the American Medical Association". D'autres médecins notent toutefois que l'étude ne porte que sur 33 femmes et que des recherches complémentaires sont nécessaires. Les scientifiques, dirigés par le Dr. Michael Gravett de l'université de la santé et de la science de l'Oregon, auraient identifié des protéines dans le sang qui peuvent montrer si une femme enceinte souffre d'une infection utérine pouvant entraîner une naissance prématurée. Un test de dépistage sanguin permettrait alors de traiter aux antibiotiques les patientes infectées, suffisamment tôt pour prévenir un accouchement prématuré. Les infections utérines sont habituellement provoquées par des bactéries qui vivent normalement dans le vagin. Elles ne provoquent souvent aucun symptôme chez la femme enceinte jusqu'à ce que surviennent les contractions prématurées. Un test parfois risqué, l'amniocentèse, qui nécessite d'introduire une longue aiguille pour prélever du liquide amniotique, peut confirmer la présence d'une infection durant les contractions. Mais à ce stade un traitement par antibiotiques ne peut normalement empêcher un accouchement prématuré. Les chercheurs espèrent que de nouvelles études détermineront si des antibiotiques administrés plus tôt peuvent réellement aider à prévenir les naissances prématurées. Les infections utérines seraient à l'origine d'au moins la moitié des 350.000 naissances qui se produisent avant 30 semaines de grossesse chaque année aux Etats-Unis. Ces nouveau-nés prématurés risquent des problèmes de santé graves et parfois mortels. "J'espère que nous avons posé les fondations pour la détection de marqueurs fiables de l'infection intra-utérine dans le sang", souligne le Dr. Michael Gravett. L'étude a été financée en partie par la société de biotechnologie ProteoGenix. Les chercheurs ont mené une partie de leurs travaux sur des singes et utilisé la protéomique -l'étude des protéines dans des cellules vivantes. Moins de 12 heures après avoir injecté à des guenons en période de gestation des germes causant l'infection, ils ont identifié des marqueurs biologiques spécifiques signalant la présence de celle-ci. Les marqueurs ont été découverts chez les 11 femmes enceintes participant à l'étude qui ont eu des contractions précoces causées par des infections utérines et ont accouché prématurément. Mais les marqueurs n'ont été trouvés chez aucune des 11 participantes ayant eu des contractions prématurées sans être infectées.

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