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Découverte d'un nouveau système solaire

«Nous sommes sur le chemin.» Le chemin de la découverte de vie extraterrestre, entend le professeur Michel Mayor de l'Observatoire de l'Université de Genève. Son équipe vient de découvrir un système solaire dont l'intérêt majeur est d'être le plus semblable au nôtre jamais identifié : trois planètes de taille modeste qui gravitent autour d'une étoile.

Même si les caractéristiques de ce système solaire excluent toutes formes de vie, cette découverte, publiée dans Nature, nous éclaire sur la formation de notre propre système solaire et permet de mieux orienter nos missions de recherche de vie, estime l'astrophysicien genevois.

La localisation de ce nouvel ensemble a été possible grâce au détecteur HARPS, le chasseur d'exoplanètes de l'Université de Genève installé à l'Observatoire européen de la Silla, au Chili. En mesurant la vitesse d'une étoile (en l'occurrence HD69830), située à une quarantaine d'années-lumière de chez nous, les astrophysiciens ont constaté d'infimes variations. Celles-ci signifient la présence d'un corps en orbite, perturbant par son effet gravitationnel la vitesse de l'étoile. Or surprise ! Ce n'est pas un astre, mais trois que les astronomes ont découvert. Mieux, deux de ces planètes extrasolaires sont composées de roches, bien que sans eau, selon les analyses de l'équipe du professeur Willy Benz de l'Université de Berne.

Les trois planètes, baptisées «le trident de Neptune», ont une masse de 10, 12 et 18 fois celle de la Terre. Soit à peu près celle de Neptune, ce qui est considéré comme petit quand il s'agit de planètes extrasolaires. Quant à leur étoile, elle est à peine moins massive que notre soleil. Le satellite américain Spitzer a également détecté un anneau d'astéroïdes - un peu comme celui qui existe chez nous entre Mars et Jupiter.

Deux des planètes, les rocheuses, se trouvent très proches de leur soleil. La troisième, avec une orbite d'environ six mois (197 jours), se situe «en bordure de la zone habitable», précise Michel Mayor. Cependant, si la planète est composée d'un noyau rocheux, celui-ci est surmonté d'eau sous très haute pression et extrêmement chaude. L'atmosphère y est extrêmement dense, excluant toute forme de vie.

«L'enjeu de tous ces travaux est de voir si la théorie de formation des planètes est correcte, explique Michel Mayor. Et notamment de vérifier que des systèmes solaires similaires au nôtre obéissent aux mêmes mécanismes.» Sur les quelque 180 exoplanètes découvertes depuis onze ans - dont la première et la moitié par les scientifiques de l'Observatoire de l'Unige - seules une dizaine sont composées de roches.

Mais ce sont elles qui intéressent le plus les astrophysiciens puisqu'elles ont plus de probabilités d'avoir des caractéristiques similaires aux nôtres. «C'est sur elles que la vie a le plus de chances de se développer», précise le professeur. Ce rêve passe dans un premier temps par une amélioration des technologies, but auquel travaillent les astrophysiciens européens et américains. Le trident de Neptune. Le nouveau système solaire se trouve dans la constellation du Puppis.

TG

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