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Le Danemark mise sur les vents de la mer

Au large du port d'Esbjerg, à l'ouest du Jutland, narguant au loin une centrale au charbon, Horns Rev, un parc de 80 turbines, le plus grand du monde, doté d'une capacité de 160 mégawatts, est la dernière attraction énergétique danoise. Construit entre 14 et 20 km des côtes, Horns Rev, avec ses éoliennes de 250 tonnes plantées dans la mer, permet de subvenir aux besoins annuels en électricité de 150.000 foyers. Il est le dernier des onze parcs en mer du Danemark établis depuis 1991. L'énergie provenant des turbines en mer représente 398 mégawatts, soit près de 13 % des 3.101 mégawatts produits par les éoliennes pays fin 2006.

Précurseur d'une politique éolienne du futur tournée de plus en plus vers la mer, ce parc modèle devrait être dédoublé avec Horns Rev 2 et suivi par 22 autres dans les eaux territoriales du royaume. Le gouvernement danois a présenté en janvier un plan dont l'objectif est de doubler la part des énergies renouvelables d'ici à 2025, massivement tirée du vent, pour la porter à au moins 30 % de l'énergie consommée au Danemark. "Nous visons à rendre le Danemark indépendant du pétrole, du gaz et du charbon à long terme (...) et conforter sa position de leader dans le monde de l'énergie verte", affirmait le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen.

Le Danemark, qui est l'un des grands émetteurs de CO2 (principal gaz à effet de serre) par habitant et qui accueillera en 2009 le sommet mondial du climat, veut ainsi montrer la voie dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Déjà, les quelque 5.200 éoliennes du pays, en majorité installées à terre, fournissent 20 % des besoins en électricité, chiffre qui devrait être porté à 50 %, voire 75 % en 2025, selon une étude d'experts d'une commission gouvernementale.

Pour le ministre de l'Energie, Flemming Hansen, "l'avenir appartient aux éoliennes offshore, et nous devons miser fortement là-dessus même si elles sont plus chères, pour tenir compte de la population qui souhaite les voir en mer". Car à terre, dans ce pays de 43.000 km2, il y a de moins en moins de place pour les éoliennes, qui rencontrent une certaine résistance d'une frange de la population et des défenseurs de la nature. C'est pourquoi la ministre de l'Environnement Connie Hedegaard est favorable "à faire le ménage dans les 5.000 éoliennes", dont un certain nombre anciennes ont un faible rendement, pour "les remplacer par quelque 1.500 turbines plus performantes", s'élevant jusqu'à 150 mètres de haut.

La majorité des Danois y seraient favorables et se disent prêts à payer plus cher l'électricité selon un dernier sondage. "L'énergie offshore a un avenir notamment dans les pays densément peuplés. Elle est certes plus coûteuse, de 50 à 100 % plus cher, mais plus performante car le vent est plus fort et les turbines plus puissantes et elle dérange moins les populations" commente Birger T. Madsen, de BTM Consult, spécialisée dans les énergies renouvelables.

AOL

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