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Certaines infections pourraient favoriser des cancers du cerveau de l'enfant

Des infections pourraient être impliquées dans la survenue des tumeurs cérébrales de l'enfant, suggèrent les résultats préliminaires d'une étude britannique. Les chercheurs de l'université de Manchester, dont les travaux sont parus dans la dernière livraison du British Journal of Cancer (BJC), ont remarqué que les enfants nés en hiver ont un risque plus élevé pour certains types de cancer du cerveau que ceux nés au printemps ou en été, suggérant qu'une infection pourrait être responsable de cette maladie rare. L'étude porte sur 1.045 cas enregistrés de 1954 à 1998 dans le nord-ouest de l'Angleterre.Le cancer du cerveau est rare chez l'enfant. Au Royaume-Uni, il affecte chaque année environ 290 enfants et provoque une centaine de décès. "Nos résultats indiquent que des facteurs environnementaux sont impliqués dans la survenue de tumeurs cérébrales de l'enfant", commente le professeur Jillian Birch qui a dirigé ce travail. La responsabilité d'un ou plusieurs types d'infections constitue l'explication la plus probable, selon lui. Son équipe a découvert que le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués certaines années parmi des enfants vivant à proximité ne pouvait être attribué au hasard. Selon les chercheurs, ces "mini-épidémies", observées sur une période limitée et très localisées géographiquement, plaident en faveur d'une origine infectieuse. C'est particulièrement clair pour deux variétés de tumeurs cérébrales, l'astrocytome et l'épendymome, dont le risque varie avec les saisons et apparaît le plus élevé chez les enfants nés à la fin de l'automne ou en hiver, expliquent-ils. Les chercheurs soupçonnaient un rôle des infections dans le développement des tumeurs du cerveau de l'enfant, mais ne disposaient jusqu'à présent d'aucun argument en faveur de cette théorie. "Ces résultats préliminaires ne permettent pas de conclure et nous avons besoin de plus de preuves pour les étayer. Mais si l'infection joue un rôle, cela pourrait déboucher sur de nouvelles idées pour la prévention et le traitement de cette maladie", selon Paul Nurse, co-directeur général du Centre National de Recherche sur le Cancer.

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1906000/1906960.stm

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