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Une avancée fondamentale dans la lutte contre les métastases

Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer (Villigen-Suisse) ont identifié la structure d'un récepteur qui joue un rôle essentiel dans la migration des cellules cancéreuses d’un foyer d’origine vers un site secondaire. Le chercheur Steffen Brünle et ses collègues spécialisés en biologie structurale estiment que leurs travaux pourraient éventuellement mener à la création d’un médicament à partir d’agents actifs empêchant la formation des métastases de certaines tumeurs cancéreuses.

Les métastases sont responsables d’environ 90 % des décès de patients cancéreux. Elles représentent donc un domaine de recherche central en cancérologie. Le système lymphatique, qui parcourt l’intégralité du corps et relie les ganglions lymphatiques entre eux, est l’un des principaux responsables de la dissémination des cellules cancéreuses.

C’est à partir de ce système que des globules blancs coordonnent la lutte contre des agents pathogènes et une protéine membranaire particulière, le récepteur de chimiokines 7 (CCR7), joue un rôle important dans cet assaut défensif. Le CCR7 se trouve dans l’enveloppe des cellules, la membrane cellulaire, ce qui lui permet de capter des signaux extérieurs et de les transmettre à l’intérieur.

Dans les présents travaux, les chercheurs ont réussi à déchiffrer sa structure. Une percée qui permet de poser les bases nécessaires au développement d’une substance qui pourrait inhiber la formation des métastases de certains cancers fréquents, comme celui du côlon.

Les auteurs de ces travaux ont déjà testé les principes actifs artificiels d’une certaine molécule qui permettent d’arrêter la migration cellulaire. La molécule appropriée peut empêcher que la protéine de signalisation se lie au récepteur et provoque une réaction au sein de la cellule. "Nos expériences montrent que la molécule artificielle se lie au récepteur à l’intérieur de la cellule. On empêche ainsi le démarrage de la réaction en chaîne qui provoque la migration cellulaire", explique Steffen Brünle.

L’une des substances actives étudiées par les chercheurs est déjà testée, dans des études cliniques, par l’industrie pharmaceutique comme potentiel médicament contre la formation des métastases. Cependant, les chercheurs pensaient jusqu'ici qu’elle se liait à un autre récepteur que celui de CCR7 et bloquait une autre fonction des cellules cancéreuses. Les présents travaux apportent donc un éclairage différent.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PSI

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