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Le G 4 d'Apple rivalise de puissance avec les microprocesseurs d'Intel

Un milliard d'opérations par seconde. Une telle puissance de calcul, réservée jusqu'à présent aux supercalculateurs, devient accessible aux simples ordinateurs personnels. Le 31 août, aux Etats-Unis, Steve Jobs, le PDG par intérim d'Apple, a en effet annoncé le lancement d'un nouveau microprocesseur, le G 4. Au salon Seybold de San Francisco, consacré à l'édition, le patron de la marque à la pomme, fidèle à sa tenue jeans-tennis, a lancé une pique particulièrement perfide à Intel. Apple déclare avoir mesuré les performances du G 4 à 500 MHz en utilisant six des tests publiés sur le site de son concurrent pour qualifier la puissance du Pentium III à 600 MHz. Résultat : " Le G 4 est 2,94 fois plus rapide ! ", s'est exclamé Steve Jobs. Conçue par le consortium Power PC, qui rassemble Apple, IBM et Motorola, et fabriqué par ces deux derniers, la nouvelle puce est capable de traiter 1 milliard d'opérations à virgule flottante par seconde (gigaflop) en continu et 4 gigaflops en pointe. Elle sera installée sur les nouveaux Power Mac translucides et gris foncés, et est d'ores et déjà disponible en version 400 MHz sur Internet et le sera en 450 MHz et 500 MHz d'ici octobre. Les prix varient de 13 000 à 21 000 francs sans écran. Le modèle haut de gamme est doté d'un DVD-Ram (graveur de DVD) en standard. La nouvelle puce traite 128 bits de données d'un coup lorsque les Pentium n'en sont qu'à 32 bits et que le prochain modèle d'Intel, le Merced, promis pour le milieu de l'année prochaine, ne dépassera pas les 64 bits. Apple a, par ailleurs, ajouté 162 nouvelles instructions dans la puce pour accélérer les calculs. Si une telle puissance fait rêver, elle s'adresse essentiellement aux professionnels du traitement d'images (photo et vidéo) qui utilisent des logiciels comme Photoshop, gros consommateurs de puissance de calcul. " Le G 4 n'a pas d'utilité dans le grand public pour l'instant. La puce G3 est déjà surpuissante... ", note Thomas Lot, PDG d'Apple France, qui tient à préserver l'attrait de l'iMac, vendu à deux millions d'exemplaires dans le monde en un an, et de l'iBook, le modèle portable qui vient d'être commercialisé.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2058-20867-QUO,00.html

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