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Yahoo! dévoile sa bibliothèque numérique

Les projets de bibliothèque numérique affolent les moteurs de recherche. Répondant à Google, Yahoo! s'associe à des industriels, des universités et des associations pour fonder l'Open Content Alliance. L'objectif du consortium a de vrais airs de Google Print, le programme géant de numérisation de livres initié en décembre 2004 par Google. Il s'agit en effet de numériser des milliers d'ouvrages, en puisant notamment dans les 33 millions de livres de l'université de Californie, partenaire du programme. L'établissement investira 500.000 dollars pour scanner 5000 titres la première année. L'université de Toronto, O'Reilly Media, le National Archives anglais et l'European Archive apporteront également leur contenu, qui pourra être aussi audio ou vidéo. Hewlett-Packard fournira le matériel de numérisation, Adobe des licences d'Acrobat et de Photoshop. L'Internet Archive se chargera de l'enregistrement des contenus que Yahoo! intégrera dans son moteur de recherche.

Parti le premier, Google a essuyé les plâtres. Yahoo!, qui a conduit les négociations, ne veut donc pas commettre les mêmes erreurs que son rival. Comme le laisse entendre son nom, l'Open Content Alliance joue ainsi... l'ouverture. D'autres moteurs de recherche pourront intégrer les ouvrages dans leur index. Yahoo! aura seulement l'avantage d'équiper de sa technologie de recherche le site de l'Open Content Alliance. Histoire de ne pas être accusé d'enfreindre le droit d'auteur, seuls les ouvrages tombés dans le domaine public seront scannés (soit 15 % de la collection de l'Université de Californie). Les livres protégés pourront aussi être numérisés, mais seulement avec l'accord des ayants droit, et distribués alors sous licence Creative Commons. Chez Google, on scanne tout, sauf avis contraire des détenteurs des droits, ce qui a déclenché en août la colère des auteurs américains. Enfin, l'Open Content Alliance Yahoo se déclare aussi ouvert aux apports internationaux. Dave Madelbrot, vice président de la division recherche de Yahoo!, ne demande ainsi qu'à « intégrer du contenu français dans l'Open Content Alliance et travaille avec des gens en France pour rendre cela possible ». Une pique adressée à Google, quand on connaît la défiance à l'égard de Google Print en France.

Expansion

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