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Voiture sans conducteur : les brevets Google

Aux États-Unis, le gouvernement vient de délivrer un brevet à Google pour sa technologie de voiture sans conducteur. Il décrit comment un véhicule peut se stationner de façon autonome et obtenir des informations en décryptant un code-barres 2D directement peint sur la route.

Après avoir parcouru 322.000 kilomètres sans causer d’accident depuis octobre 2010, la voiture sans chauffeur de Google est désormais bien loin de la science-fiction. Equipés de caméras vidéo, de capteurs et d’un télémètre laser pour mesurer les distances et se faufiler dans le trafic routier, ces prototypes se mêlent tout en sécurité à la circulation. Pour le coup, la firme de Mountain View multiplie le dépôt de brevets liés à son invention.

Ainsi, le 13 décembre, les autorités américaines ont délivré le brevet déposé en mai dernier par cinq chercheurs de Google. Ce document décrit la technologie permettant de passer d'un mode de conduite manuel au pilotage automatisé du véhicule. La voiture doit savoir déterminer quand elle peut prendre les commandes, mais aussi où elle se trouve physiquement et quelle sera sa prochaine destination. Concrètement, après avoir déposé son conducteur quelque part, elle peut rentrer toute seule à la maison pour être utilisée par un autre membre de la famille. Car, pour Sebastian Thrun, le responsable du projet, « les villes sont pleines de voitures stationnées. J’estime qu’un véhicule est en moyenne immobile 96 % de sa durée de vie. Cette situation conduit à un monde rempli de voitures sous-employées et des places de stationnement occupées ».

  • La voiture lit le code-barres pour se garer

Le brevet, intitulé Transitioning a Mixed-mode Vehicle to Autonomous Mode, explique que deux types de capteurs pourraient être utilisés pour trouver une place de parking disponible et y garer l’auto automatiquement. Le premier chercherait une « bande d’atterrissage » permettant de savoir si la place convient au véhicule et si l’environnement lui permet exécuter la manœuvre de stationnement de façon autonome. Ensuite, le second capteur entrerait en scène pour que l’auto puisse analyser une sorte de flash code géant peint directement sur la route ou sur le sol d’un garage. Ce code détaillerait les coordonnées géographiques de l'endroit et de nombreuses autres informations, la durée de stationnement maximum, par exemple, ou encore l’emplacement des parkings les plus proches. Une fois l’information mémorisée, l’auto sait précisément où elle se trouve pour débuter un nouveau trajet sans occupant.

  • Google veut monter à bord de la voiture du futur

On notera que dans le brevet, les termes de bande ou de piste d’atterrissage, utilisés par les chercheurs de Google, ne sont pas très précis. Et pour décrire les différents principes de fonctionnement, les chercheurs sont restés très vagues. Par exemple, le brevet précise, qu’au lieu du code barre 2D (QR code), il peut aussi s’agir d’un système de communication par ondes radio émises à partir d’une balise. Bref, un constructeur automobile qui souhaiterait développer une nouvelle technologie de conduite autonome risquerait fort de tomber dans le champ d’un des brevets de Google. Pratique pour le géant d’Internet, qui pourrait très bien négocier en échange, une contrepartie made in Google pour les éléments multimédia du véhicule.

Futura Sciences

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  • Jack Teste-Sert

    12/08/2016

    Je m'insurge contre les voitures google sans volant ni possibilité de reprise en main des véhicules !
    D'une part, ce n'est pas respons

  • Jack Teste-Sert

    12/08/2016

    Je m'insurge contre les voitures Google sans volant ni possibilité de reprise en main des véhicules !

    D'une part, ce n'est pas responsabiliser les humains..., une fois de trop !

    D'autre part, il peut y avoir plein d'impondérables techniques qui nécessiteraient de voir si tous les capteurs fonctionneraient correctement dans les conditions les pires (forts orages, vent de sable, boue, verglas, givre, neige...).

  • Jack Teste-Sert

    12/08/2016

    A partir du moment où un brevet à une spécification trop large, et qu'il est d'un intérêt mondial qu'il passe dans le domaine public pour permettre d'autres avancées ultérieures, cela devrait être une clause de mise mondiale en accès libre !

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