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Retour dans l'espace pour les navettes américaines, avec l'envol de Discovery

Discovery a décollé mardi matin de Cap Canaveral, première mission d'une navette américaine depuis l'accident de Columbia le 1er février 2003. Discovery s'est envolée de Cap Canaveral à 10h39 (16h39 heure française) pour une mission de 12 jours considérée par la NASA comme un vol d'essai, avec toutes les incertitudes que cela comporte. Ses sept astronautes auront pour mission de tester et évaluer des équipements et modifications techniques destinés à améliorer la sécurité des navettes. Ils doivent également acheminer des ravitaillements à la station spatiale internationale (ISS). Un problème de jauge d'hydrogène liquide avait entraîné le report du tir le 13 juillet, alors que les astronautes embarquaient à bord. Les tests effectués mardi n'ont pas fait apparaître de dysfonctionnement. Les jauges du gros réservoir externe servent à empêcher les moteurs principaux de la navette de s'arrêter trop tôt ou trop tard après le décollage, deux situations extrêmement dangereuses. Seules deux sur quatre sont nécessaires pour assurer la sécurité, mais depuis l'accident au décollage de Challenger en 1986 la Nasa avait établi des critères plus exigeants : le fonctionnement parfait de l'ensemble des jauges étant requis pour autoriser le décollage. La Nasa n'a pas complètement élucidé la cause de la défaillance d'une des quatre jauges le 13 juillet, mais avait décidé de procéder malgré tout au lancement si les tests effectués avant le lancement se révélaient concluants. Ces tests n'ont fait apparaître aucun dysfonctionnement et le lancement a donc pu avoir lieu. Dix minutes après le décollage, le gros réservoir externe s'est séparé comme prévu de la navette, qui a atteint son orbite en moins de vingt minutes de vol.

"Notre longue attente va peut-être prendre fin. Alors, au nom de millions de gens qui croient profondément en ce que nous faisons, bonne chance et amusez vous quand même un peu là-haut", a déclaré aux astronautes le directeur des opérations de lancement, Mike Leinbach, juste avant le décollage filmé sous tous les angles par deux avions de reconnaissance et plus de 100 caméras.

Les techniciens de l'agence spatiale américaine veulent en effet vérifier qu'aucun débris n'ait atteint la navette. En 2003, un morceau de mousse isolante s'était détaché du réservoir externe de Columbia lors du décollage, heurtant l'aile gauche de la navette et creusant un orifice dans le revêtement de protection thermique. Ainsi fragilisée, la navette n'a pas supporté la rentrée dans l'atmosphère, le 1er février 2003, et des gaz brûlants se sont infiltrés dans la structure de Columbia, qui s'est disloquée en vol, provoquant la mort de ses sept astronautes.

Les astronautes de Discovery ont un programme chargé pour ces 12 jours dans l'espace dont neuf arrimés à la Station spatiale internationale (ISS) où ils apportent du ravitaillement et des pièces de rechange très attendues. Une série de premières à haut risque doivent être réalisées durant cette mission conçue comme un vol d'essai pour tester les modifications décidées après la désintégration de Columbia le 1er février 2003, quand sept astronautes avaient trouvé la mort durant leur retour sur Terre. Première nouveauté, dès que Discovery a atteint l'orbite huit minutes après la mise à feu, la commandante Collins a légèrement incliné l'orbiteur pour permettre à l'équipage d'inspecter visuellement le gros réservoir orange de la navette pendant qu'il se détachait et allait retomber dans l'atmosphère.

La manoeuvre, jamais tentée auparavant, visait à vérifier qu'aucun morceau d'isolant ne s'était détaché du réservoir externe pendant le décollage, comme celui qui avait été fatal à la navette Columbia. D'autres procédures risquées sont au programme, parmi lesquelles l'inspection de l'extérieur de la navette par un laser monté au bout du bras robotisé de Discovery, qui frôlera l'orbiteur par endroit. Une fausse manoeuvre pourrait avoir des conséquences dramatiques. Pendant leurs trois sorties dans l'espace, deux des astronautes de Discovery, dont un Japonais, testeront également des composants chimiques toxiques destinés à réparer la navette. Les astronautes seront prêts à interrompre d'urgence leur sortie si ces matériaux s'avèrent trop risqués à manipuler dans l'espace. La navette doit revenir se poser en Floride le 7 août.

NASA

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