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Pour mieux pousser, les plantes se souviennent qu'elles ont eu soif...

Une étude menée conjointement par des chercheurs de l'Inra et de l'Université catholique de Louvain a montré que les plantes optimisent leur croissance en se « souvenant » du stress hydrique qu'elles ont subi pour ajuster les mouvements d'eau dans les racines. Les plantes réagissent aux fluctuations naturelles du climat. Elles sont le plus souvent en bon état hydrique la nuit et en stress hydrique l'après-midi et ce, d'autant plus que le sol et l'air sont plus secs.

C'est pourquoi, même si le sol est partiellement desséché, les plantes semblent en bon état le matin, fanent l'après-midi et récupèrent la nuit. La croissance des organes suit également ce rythme : maximum la nuit et minimum pendant la journée. Par ailleurs, en observant les plantes en lumière continue, on constate que presque toutes leurs fonctions physiologiques sont régies par des rythmes circadiens, semblables à ceux des animaux (sur des périodes de 24 heures).

Des travaux menés par des chercheurs de l'Inra et de l'Université catholique de Louvain révèlent un nouveau phénomène : l'amplitude des oscillations journalières de la croissance des feuilles dépend du stress hydrique que la plante a subi auparavant. Cette observation a été rendue possible grâce à un dispositif de mesures précises de la vitesse d'allongement foliaire d'un grand nombre de plantes toutes les 3 minutes en conditions naturelles. Ces travaux constituent la première explication physiologique d'un mécanisme participant à l'avantage évolutif des plantes associé aux rythmes circadiens.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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