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L'électricité éolienne de plus en plus compétitive

Le grand défi de l'éolien pour devenir rentable et compétitif est de concevoir des machines plus performantes et ayant un meilleur rendement, sans augmenter la taille ou la puissance.

C'est sur cette voie que s'est engagée General Electric qui vient de présenter sa nouvelle éolienne d'une puissance de 2,5 mégawatts. Mais l'innovation est que cette machine, bien que sa puissance soit inférieure à celle du modèle qu'elle remplace (2,85 MW), peut produire en moyenne annuelle 15 %  d'électricité en plus, soit environ 1 million de kW en plus par an. Ces progrès dans la production ont été obtenus grâce à plusieurs avancées dans la conception, la fabrication et la gestion informatique de ces machines. Résultat : ces éoliennes ont, à puissance égale, une durée de production annuelle moyenne plus grande et un coût d'exploitation réduit.

"En 1991, l'énergie éolienne coûtait 11 centimes d'euro le kilowattheure. Le coût est maintenant tombé à 5 centimes d'euro le kilowatt-heure", souligne  Ryan Wiser, économiste au Lawrence Berkeley National Laboratory, Berkeley, en Californie. Celui-ci ajoute : "A ce niveau de coût de production, l'électricité éolienne devient compétitive face au nucléaire et au gaz".

Cet avis est partagé par l'état du Texas, producteur éolien majeur aux USA, qui a annoncé le mois dernier que l'énergie éolienne devrait être en moyenne plus rentable que le gaz naturel au cours des 20 prochaines années et  pourrait représenter la majorité des nouvelles capacités de production d'électricité du Texas.

Mais en dépit de ces améliorations technologiques et de cette hausse de la productivité, le développement massif de l'électricité éolienne reste limité par la capacité du réseau à gérer les fluctuations et l'intermittence intrinsèques à l'éolien. General Electric travaille également sur ce problème-clé et pense que la solution réside dans la capacité de chaque éolienne de stoker de manière "intelligente" l'énergie excédentaire pour la réinjecter dans le réseau au moment adéquat, en fonction des prévisions et simulations informatiques.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

MIT Technology Review

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