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E-Administration : la France dans la moyenne mondiale

Les nouvelles technologies sont désormais au coeur des stratégies étatiques de modernisation de l'administration. C'est l'un des principaux enseignements de l'étude comparative sur le développement de l'administration électronique à travers le monde, réalisée cette année par l'Organisation des Nations Unies. Baptisée "e-Governement Readiness Survey Report 2004", cette enquête mesure les progrès des 191 pays membres des Nations Unies dans les domaines du développement et de l'accès des usagers à l'administration électronique. Selon le rapport, la France se classe vingt-quatrième au niveau mondial et quinzième dans la zone Europe.

L'étude 2004 livre un constat encourageant : 93 % des Etats membres de l'ONU installent et utilisent aujourd'hui des services Internet. 178 des 191 pays membres de l'ONU avaient une présence en ligne en 2004, contre 141 en 2001. Les treize Etats encore absents sont principalement d'origine africaine.

Le rapport 2004 souligne également la prédominance des zones Amérique du Nord et Europe en matière d'e-administration avec un indice moyen de maturité respectivement de 0,8751 et de 0,5866. Parmi les vingt-cinq premiers pays du classement, seize sont européens et deux nord américains. Ce sont les Etats-Unis qui se placent en tête des e-gouvernements les plus actifs. Ils devancent le Danemark, le Royaume-Uni, la Suède et la Corée du Sud.

La France bénéficie d'une position médiane parmi les grands pays industrialisés : elle est située au vingt-quatrième rang pour ce qui concerne l'état d'avancement en matière d'administration électronique, avec un indice de maturité de 0,6687 contre 0,690 en 2003. Elle perd donc cinq places d'une année sur l'autre. Par rapport à ses partenaires européens, la France est devancée par le Royaume-Uni, l'Allemagne, les pays scandinaves, la Belgique, ou encore, plus étonnamment, Malte et l'Estonie. La France précède en revanche l'Espagne, l'Italie et le Portugal.

Comme l'an dernier, le palmarès est dominé par les pays anglo-saxons (Royaume Uni, Etats-Unis Canada). Plus en détail, la France obtient un taux de 70 % sur le critère de "l'e-information", mais ses notes baissent radicalement sur les critères de "l'e-consultation" (25 %) et de "l'e-decision making" (17 %). Toutefois, elle fait partie des 38 pays (soit à peine 21 % des Etats membres de l'ONU) qui offrent des services transactionnels en ligne.

ONU

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