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Des astonomes lyonnais révèlent la trame cosmique du big bang

Selon la théorie du Big Bang, les fluctuations de matière lors de la naissance de notre Univers ont provoqué une forte condensation de cette matière qui s'est alors structurée selon une trame constituée d'un "tissage" de filaments. Des simulations numériques viennent de montrer que l'Univers est bien structuré comme une « toile cosmique », constituée de filaments à l’intersection desquels on trouve des amas de galaxies très massifs. Ces filaments sont principalement constitués de matière noire ou "sombre".

La matière noire, dont on ne connaît toujours pas la nature exacte, représente environ les trois quarts du contenu en matière de notre Univers. Comme son nom l'indique, elle n’émet ni ne réfléchit aucune lumière et sa présence ne peut être détectée que par ses effets gravitationnels, notamment sur la vitesse de rotation des galaxies ou la trajectoire de la lumière cosmique.

Après avoir identifié un premier filament cet été, une équipe de recherche internationale comprenant des chercheurs français du LAM et du Centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL, CNRS / ENS de Lyon / Université Claude Bernard Lyon 1) est parvenue à analyser un autre filament en trois dimensions. Il s'agit d'un véritable exploit scientifique quand on sait à quel point ces filaments sont étendus et diffus dans l'esapce.

Pour parvenir à ce résultat remarquable, les chercheurs ont d'abord localisé des milliers de galaxies au sein du filament. Ils ont ensuite mesuré le déplacement de ces galaxies entre elles et ont alors pu mesurer un filament cosmique d'une longeur de 60 millions d’années lumière.

La question est à présent de savoir si ce filament identifié à des caractéristiques représentatives des autres filaments proches d’amas géants. Si tel était le cas, les filaments cosmiques pourraient contenir plus de la moitié de la masse de notre Univers, ce qui conduirait à revoir sérieusement le modèle théorique actuel du big bang.

Le futur télescope spatial, le James Webb Space Telescope, devrait permettre, grâce à sa très haute résolution, de détecter à partir de 2018 un grand nombre de ces filaments cosmiques et de mieux comprendre cette trame qui constitue notre Univers.

Article rédigé par Mark FURNESS pour RTFlash

Astronomical Society, octobre 2012

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