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2005, record de chaleur dans l'hémisphère Nord

2005 a battu tous les records de chaleur dans l'hémisphère Nord. Tel est ce qui ressort des données compilées par l'homologue britannique de Météo France, le Met Office, et l'Université de l'est de l'Angleterre East Anglia. A fin novembre, la température de l'eau et de l'air se situe 0,65°C au-dessus de la moyenne annuelle calculée pour la période 1861-1990, qui sert communément de base de référence en climatologie.

Dans l'hémisphère Sud, cette anomalie par rapport aux normales n'est que de 0,32°C, ce qui place 2005 en quatrième position dans le top-ten des années les plus chaudes. Si l'on considère l'ensemble du globe, l'augmentation de température moyenne est de 0,48°C et l'année écoulée arrive juste derrière 1998, devançant ainsi 2003 et 2004. Mais en 1998, l'effet El Niño avait quelque peu affecté les données. Si l'hémisphère Nord est davantage touché par la hausse des températures, c'est parce que la proportion de terre y est plus grande qu'au sud, davantage recouvert par les océans. Or la Terre a une plus grande réactivité aux conditions atmosphériques que les océans. Un nouvel indice du caractère anthropique du réchauffement. Les pays du Nord connaissent actuellement une température plus élevée de 0,4°C en moyenne qu'il y a dix ans, sachant que la marge d'erreur est de 0,1°C. «Les données montrent par ailleurs que la température à la surface de l'eau dans l'Atlantique est la plus élevée depuis 1880», ajoute David Viner, de l'Université d'East Anglia. Les chercheurs britanniques voient dans cette évolution un nouvel indice du caractère anthropique du réchauffement. «C'est de la physique simple : davantage de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, des émissions qui augmentent globalement, d'où des températures en hausse», commente David Viner.

MO

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