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Une nouvelle arme à double détente contre le cancer…

Des chercheurs américains de l’Université de Caroline du Nord ont développé une nouvelle technique qui permet aux nanovecteurs chargés de médicaments de gagner en efficacité grâce à un double adressage guidé par l’ATP et un biomarqueur tumoral.

Leur idée repose sur un constat simple : le milieu intracellulaire est caractérisé par un taux élevé d’ATP et dans ce cadre, l'objectif est de réussir à cibler des biomarqueurs tumoraux de manière à ce que les biovecteurs ne délivrent leur molécule thérapeutique qu’une fois à l’intérieur des cellules.

Leur nanovecteur est constitué de trois "modules" : d'abord, des brins d’ADN contenant des motifs de liaison à l’ATP qui retiennent la doxorubicine – une molécule anticancéreuse –, de la protamine – une protéine - et une enveloppe contenant de l’acide hyaluronique, qui permet de cibler les cellules cancéreuses des tumeurs.

Ce "missile" à trois étages permet de guider les vecteurs vers la tumeur puis de provoquer l’endocytose des nanoparticules par les cellules cancéreuses et enfin de larguer la chimiothérapie au bon moment, grâce à la libération de la doxorubicine après dissociation des doubles brins d’ADN en réaction à leur liaison à l’ATP.

Les premiers essais ont montré que ces nanovecteurs de médicaments adressés par l’ATP améliorent la cytotoxicité des nanoparticules et permettent de délivrer des doses de doxorubicine quatre fois plus élevées, sans entraîner d'effets secondaires notables.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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