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Au Japon, les piles à combustible arrivent dans les maisons

La résidence officielle du Premier ministre japonais à Tokyo est la première maison du monde à avoir été équipée d'un système de génération d'électricité par pile à combustible, en avril 2005. Depuis, cet exemple a fait des émules au Japon, pays dépendant de l'étranger pour son énergie, soucieux des émissions de gaz à effet de serre, et qui s'efforce de diversifier ses sources d'approvisionnement au profit des énergies renouvelables et peu polluantes.

On compte aujourd'hui environ 1.260 foyers équipés d'un système basé sur une batterie à combustible dans le cadre d'une expérimentation à grande échelle soutenue par les pouvoirs publics. Mille de plus doivent l'être d'ici à fin mars 2008. Le marché après 2010 est estimé par le gouvernement à 550.000 unités par an. L'Archipel compte au total environ 47 millions de foyers, dont 26 millions de maisons individuelles. Les groupes énergétiques Nippon Oil, Tokyo Gas ou Cosmo, associés aux fabricants de batteries et d'équipements complémentaires comme Sanyo, Toshiba, Matsushita ou le constructeur automobile Toyota, proposent déjà des systèmes domestiques éprouvés.

Les batteries à combustible ne produisent pas de gaz nocif mais uniquement de l'électricité, de la chaleur et de l'eau. Comme les systèmes solaires et éoliens, beaucoup les considèrent comme une source d'énergie parée de toutes les vertus. Outre le fait que l'hydrogène existe en abondance, le recours à de telles piles permet de réduire les rejets de gaz à effet de serre. D'autres qualités sont plus immédiatement perceptibles par les utilisateurs : "Comme l'énergie est générée sur place, la chaleur et l'eau produites simultanément servent directement pour alimenter le circuit d'eau chaude courante de la maison", explique une porte-parole de la Fondation japonaise des nouvelles énergies.

En outre, l'utilisateur est informé chaque jour des quantités d'énergie et d'eau produites et consommées : "On a l'impression de contribuer concrètement à la réduction de la consommation d'énergie", témoigne un particulier dans une lettre à la Fondation. Reste un problème de taille : le coût actuel d'achat et d'installation du système, estimé à 9 millions de yens (58.000 euros).

L'objectif est de faire chuter le coût à un million de yens (7.750 euros) d'ici à la fin de la décennie, afin de faire réellement décoller le marché, puis à 500.000 yens (3.250 euros) en 2015, précise M. Mohri.

LME

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