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Un drone transporte pour la première fois en urgence des tissus humains entre deux hôpitaux

Un drone a effectué des vols tests à Anvers, dans l'est de la Belgique, pour transporter des tissus humains d'un hôpital à un autre à des fins d'analyse, une expérience inédite en Europe qui pourrait faire gagner du temps précieux en cours d'opération. Il s'agissait d'un test entre le Réseau hospitalier anversois ZNA et les GZA Ziekenhuizen, qui doivent fusionner en 2024 pour former un ensemble de treize sites. Les hôpitaux se préparent ainsi à la nouvelle législation sur le transport aérien, qui entrera en vigueur l'an prochain pour réglementer davantage l'usage des drones.

Le transport par drone est plus rapide, fiable, écologique et meilleur marché que le transport par route, ont fait valoir les hôpitaux. La primeur européenne consiste en ce que, pour la première fois, une autorisation a été délivrée pour voler par-dessus la ville et hors du champ de vision du pilote. Elle aidera à élaborer la procédure et partager l'expérience avec les instances européennes qui préparent les prochains textes légaux.

« Aujourd'hui nous testons le transport de tissus, mais il y a bien d'autres possibilités pour divers types d'échantillons, le sang ou les médicaments », a expliqué Willeke Dijkhoffz, l'administratrice déléguée des GZA Ziekenhuizen. « Et puis les drones enlèvent un peu de trafic routier, ce qui contribue au bien-être dans la ville ». « Plus encore que dans d'autres secteurs, réaliser la livraison à temps est d'une importance vitale pour un hôpital », ajoute Els van Doesberg, présidente de ZNA. « En cas de trafic fluide, une voiture transportant met 21 minutes pour parcourir les 13 km qui séparent le site Jan Palfijn de ZNA du laboratoire central de Middelheim, mais cela peut être bien plus en cas d'embouteillages sur le ring d'Anvers. Avec le drone, c'est 10 minutes, et c'est stable ».

Certains échantillons prélevés lors d'une opération sont congelés et doivent être analysés rapidement. Un autre intérêt est de pouvoir soumettre plus facilement les échantillons aux meilleurs spécialistes répartis sur différents sites. Seuls les fortes rafales de vent et le gel peuvent clouer le drone au sol, mais il est opérationnel 95 % du temps.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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