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Voir les zones du cerveau qui s'activent quand nous rêvons...

Une équipe internationales de l’Université du Wisconsin-Madison impliquant des chercheurs suisses, italiens et américains, a récemment fait un pas de plus vers la compréhension du fascinant processus qui nous permet de rêver, en isolant une zone à l’arrière du cerveau : une "signature" du rêve.

Ces chercheurs expliquent avoir utilisé l’électroencéphalographie à haute résolution pour cette étude. C’est une technique permettant de localiser l’activité cérébrale avec une haute précision. Au total, 46 volontaires ont été recrutés pour l’étude. Ils ont alors été invités à dormir, coiffés de bonnets composés de 256 électrodes qui auront permis aux chercheurs de mesurer l’activité cérébrale des participants. Ceux-ci ont ensuite été réveillés puis interrogés sur leurs rêves à différents moments de la nuit et les chercheurs ont ensuite comparé l’activité cérébrale des périodes où les sujets expliquaient avoir rêvé et les périodes où ils assuraient n’avoir pas eu d’expérience.

Les chercheurs ont alors identifié une zone postérieure active du cerveau qu’ils ont baptisé "posterior cortical hot zone" et qui serait une "signature du rêve" selon les chercheurs. Cette zone nouvellement identifiée regroupe plusieurs zones cérébrales déjà connues, d’après Francesca Siclari, du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil du CHUV à Lausanne. Après identification, les chercheurs ont pu suivre l’activation dans cette zone du cerveau en temps réel dans une deuxième expérience. Ils ont réussi à prédire la présence ou l’absence de rêves avec une précision de presque 90 %.

Pour finir, les chercheurs ont analysé l’activité cérébrale pendant le sommeil de sept participants habitués à donner un compte-rendu détaillé de leurs rêves. Ils ont pu observer que les zones activées quand les sujets rêvaient de certains contenus (visages, mouvements, langage, aspects spatiaux, pensées) étaient très similaires aux zones qui s’activent en veille lorsqu’on perçoit ces mêmes contenus. Cela montre que les rêves recrutent les mêmes zones cérébrales que nos expériences pendant la veille.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Post

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