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La video à la demande arrive en France

Début 2002, le Net pourrait devenir une alternative aux cassettes et aux DVD pour la distribution des films. C'est le pari de la société Moviesystem, qui discute actuellement avec des opérateurs haut débit afin de diffuser sur la Toile des longs métrages «avec une qualité supérieure à la VHS». Des blockbusters seraient disponibles, pour un prix équivalent à la location d'une vidéo, dès leur sortie en cassettes. Jusqu'à présent, la cyberdistribution de films n'a pas convaincu. Pourquoi dépenser 25 francs pour regarder sur son ordinateur, après un long téléchargement, des films un peu flous avec des images qui se figent, quand les cassettes et les DVD font mieux pour le même prix? Les pionniers du «films à la demande», comme Liberafilms ou Primefilm, s'y sont cassé les dents. Le nouveau venu pense avoir les solutions. En s'associant avec les opérateurs haut débit (câble ou ADSL), Moviesystem veut diffuser en streaming - à la volée, par opposition au téléchargement - avec des débits garantis, et donc des visionnages de qualité. Les équipements de diffusion seront installés en tête de réseau chez les opérateurs, «qui détiennent les clés de la bande passante», souligne Maxime Japy, président de Moviesystem. Les techniques utilisées seront celles de NTI, spécialiste de la diffusion vidéo haut débit que vient de racheter Moviesystem. Autre avantage de la proximité avec les opérateurs, la sécurisation des transactions: l'abonné pourra payer ses films via la facture de son opérateur. «L'Internet permettra de distribuer des oeuvres introuvables en VHS, en DVD ou dans les cinémas d'art et d'essai», assure Pauline Grimaldi d'Esdra, chargée de l'édition et de la diffusion de la vidéo pour Fox, Pathé et Europa. «Il faudra aussi des films récents car il faut être dans l'actualité», ajoute de son côté le producteur Jean-Luc Ormières, associé à 22 autres producteurs français qui diffuseront leurs films, d'Esther Kahn à Sous le sable, avec lemeilleurducinemafrancais. com (ouverture en septembre 2002). Si la question du piratage paralyse encore Hollywood , Moviesystem a placé sa confiance dans un système d'encryptage issu du système de gestion de droits numériques de Microsoft. «De toute manière, ce n'est pas tant du Net que proviennent les films piratés, mais du "crackage" des DVD et des caméscopes introduits dans des projections», affirme Maxime Japy.

Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20011207venzg.html

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