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Vers une vaccination mondiale contre la grippe aviaire ?

On se dirige de plus en plus vers une vaccination au niveau mondial contre la grippe aviaire, dès lors que des chercheurs gantois sont parvenus à obtenir une immunité humaine suffisante avec des doses de vaccin extrêmement réduites. Le nouveau vaccin de l'entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline est actuellement en phase de test au Centre de Vaccinothérapie (CEVAC) de l'hôpital universitaire de Gand. Les chercheurs de l'hôpital universitaire de Gand ont en effet effectué des essais sur l'homme qui ont permis de constater que le vaccin, même à des doses très faibles, protège suffisamment contre les souches connues du virus de la grippe aviaire H5N1 et qu'il protège aussi partiellement contre d'éventuelles nouvelles variantes du virus.

Le manque de vaccins disponibles augmente le risque d'une nouvelle pandémie. Or, le virus de la grippe aviaire peut se transmettre, après mutation, d'homme à homme. Pour pouvoir fabriquer les vaccins nécessaires à une campagne de vaccination au niveau mondial, les spécialistes ne disposent pas d'assez de matière première pour les vaccins, à savoir de l'haemagglutinine. "La capacité de production ne pouvant pas être augmentée du jour au lendemain, le défi consiste dès lors à assurer une protection efficiente avec la plus petite quantité possible de vaccin et de préférence, pour la palette la plus large possible de variantes de H5N1", expliquent les chercheurs de l'hôpital universitaire de Gand. Or, le vaccin actuellement testé au CEVAC peut probablement remplir ces différentes exigences.

L'ajout d'un petit "supplément" a accru considérablement l'efficacité du vaccin en phase de test actuellement à Gand. "En ajoutant des ingrédients adjuvants qui stimulent l'immunité au vaccin, la réaction du système immunitaire est améliorée. Grâce à cette méthode, de petites quantités de matière première par dose de vaccin sont en mesure de déclencher le processus immunitaire souhaité", expliquent encore les chercheurs gantois.

La combinaison du vaccin et des stimulants de l'immunité dans la lutte contre la grippe aviaire est testée pour la toute première fois à l'hôpital universitaire de Gand. Pour le moment, les résultats sont donc positifs. Au printemps 2006, 400 volontaires sains âgés entre 18 et 60 ans ont été soumis au test de vaccination. Huit groupes de 50 personnes ont ansi reçu, avec un intervalle de trois semaines, deux injections du vaccin expérimenté contre le virus H5N1. Quatre doses du vaccin ont été testées (3.8, 7.5, 15 et 30 microgrammes), chaque fois avec et ans adjuvant.

"Nous avons constaté que même avec la dose la plus faible, le vaccin avec adjuvant provoque une importante réaction de défense contre le virus", expliquent les chercheurs. Chez tous les volontaires de ce vaccin, des anticorps protecteurs (neutralisants) contre les souches du virus incorporées dans le produit ont été retrouvés, et chez 77 % d'entre-eux, on a aussi trouvé des anticorps neutralisant contre une variante du virus qui n'avait pas été introduite dans le vaccin. Ces tests ouvrent dès lors la voie à la production de plus de vaccins et donc à une vaccination mondiale contre le virus H5N1. Si une autre forme du virus devait ensuite faire son apparition, tout le monde bénéficierait alors déjà d'une certaine protection. Ce qui n'est pas négligeable, étant donné que le développement et la production d'un vaccin contre une nouvelle souche peut prendre entre 4 à 6 mois.

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