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Un vaccin contre l'obésité bientôt expérimenté

Pourra-t-on disposer un jour d'un vaccin pour lutter contre l'obésité ? Si la réponse est loin d'être affirmative et largement aléatoire, il faut cependant saluer l'imagination des chercheurs scientifiques qui se penchent depuis quelque temps déjà sur le sujet. Cytos, une firme de biotechnologie suisse a annoncé le 11 mai qu'elle allait évaluer sur 122 personnes obèses le premier candidat vaccin contre l'obésité dénommé savamment Immunodrug CYT009-GhrQB. En prenant il est vrai beaucoup de précautions, puisque la firme précise en même temps : «Nous ne saurions affirmer avec certitude que les substances thérapeutiques feront l'objet de demandes d'autorisation de mise sur le marché, qu'ils recevront une telle autorisation, ni que les médicaments seront mis sur le marché.» Le vaccin en cours de développement contre l'obésité est basé sur la ghréline, une substance produite par le cerveau, qui jouerait un rôle de régulation du comportement alimentaire. L'administration de la ghréline chez l'homme stimulerait l'appétit. De même, pour les obèses ayant perdu du poids, le taux de ghréline augmenterait, contribuant à une reprise pondérale. Le but du candidat vaccin expérimental est la production d'anticorps anti-ghréline qui permettrait de réduire l'appétit. Des résultats encourageants ont été observés chez l'animal, incitant la firme à s'engager dans ces premiers essais humains. Quels sont les dangers de produire des anticorps contre une substance produite par l'organisme ? Pour l'instant, les données sont très limitées, même si la firme Cytos a obtenu toutes les autorisations officielles en Suisse pour mener son essai. Les premiers résultats sont prévus pour 2006.

L'obésité est devenue une pandémie internationale, touchant la vie et la santé de plusieurs millions de patients. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, plus d'un milliard de personnes présentent une surcharge pondérale à travers le monde, dont au moins 300 millions présentent des symptômes cliniques d'obésité. Les causes sous-jacentes de l'obésité sont nombreuses, mais l'augmentation de la consommation d'aliments hautement énergétiques et à forte teneur en sucres et graisses saturées, associée à la réduction de l'activité physique, a conduit à une hausse du taux d'obésité pouvant atteindre un facteur trois et plus dans certaines régions du monde depuis 1980.

L'obésité et la surcharge pondérale constituent un facteur de risque majeur dans plusieurs maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l'hypertension l'accident vasculaire cérébral et certaines formes de cancer. Avec une efficacité réduite (diminution du poids de 5-10 % seulement chez moins de 50 % des patients traités) et des effets secondaires souvent gênants, les traitements pharmaceutiques disponibles ne sont suivis que par un faible pourcentage d'individus.

Cytos

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