RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Les tourbières piègent le CO2, même en cas de sécheresse

Les tourbières représentent seulement 3 % de la surface terrestre, mais elles captent à elles seules un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols. Il est donc capital de préserver ces milieux fragiles pour lutter contre le réchauffement climatique… À condition que celui-ci ne les menace pas.

Pour mieux cerner ce risque, deux Français, dont Vincent Jassey, chercheur du CNRS au Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/INP Toulouse), ont étudié l’assimilation de carbone par les deux principales variétés de mousse qui composent la tourbière du Forbonnet, à Frasne (Jura).

Ils ont découvert qu’en cas de fortes chaleurs mais aussi de sécheresse, ces deux sphaignes avaient des sensibilités opposées : Sphagnum medium résiste à la sècheresse alors que la photosynthèse de Sphagnum fallax est affectée ; à l’inverse, par temps très chaud mais humide, Sphagnum fallax augmente sa photosynthèse, et donc l’assimilation de carbone, tandis que Sphagnum medium est affectée. Dans les deux cas, la tourbière subsiste donc.

Ces résultats montrent que les tourbières pourraient résister aux futurs changements climatiques, à condition qu’elles ne soient pas perturbées. Faire de la conservation des tourbières une priorité aiderait donc à limiter les effets des changements climatiques dans le futur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CNRS

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top