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Des supraconducteurs sous pression

A la fin des années 1950, les physiciens pensaient avoir compris la supraconductivité : selon la théorie « BCS », la résistance électrique disparaît parce que les électrons transportant le courant sont associés par paires, et la cohésion de ces paires est assurée par des déformations du réseau cristallin. Depuis 1986, toutefois, on a découvert des matériaux supraconducteurs (dits « à haute température critique ») où les paires électroniques ne se forment pas selon le mécanisme BCS. Parallèlement à l'élaboration d'une théorie plus générale, les physiciens tentent ainsi de dresser un tableau, le plus complet possible, de la supraconductivité de multiples matériaux. C'est ce qu'ont fait deux équipes, en révélant la supraconductivité de deux éléments chimiques simples. Un groupe américano-allemand a d'abord montré que le bore, élément léger habituellement semi-conducteur, peut devenir supraconducteur sous forte pression. Au-dessus de 160 gigapascals, il conduit l'électricité comme un métal. Si l'on abaisse alors la température à 6 kelvins, toute résistance disparaît. Une équipe japonaise s'est quant à elle intéressée au fer. Soumis à une pression de l'ordre de 10 gigapascals, un cristal de fer change en effet de structure, et son magnétisme naturel, ennemi de la supraconductivité, disparaît. A un peu plus haute pression, entre 15 et 30 gigapascals, et au-dessous de 2 kelvins, le fer se trouve, lui aussi, promu au rang des supraconducteurs. Les premières mesures indiquent que le bore respecterait la théorie BCS, mais le cas du fer est loin d'être tranché.

La Recherche : http://www.larecherche.fr/data/346/03460123.html

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