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Structure bois pour le théâtre éphémère de la Comédie-Française

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a inauguré récemment le nouvel équipement temporaire installé pour un an dans une cour du Palais-Royal (Paris Ier). Lever de rideau

« Etrenner un théâtre est un rêve. Construire un théâtre est un cadeau. » C’est en ces termes que Muriel Mayette, administratrice générale du Français, a salué l’ouverture de ce projet « rare, vivant et fou », où « l’éphémère offrira la possibilité d’une permanence ». En effet, à partir du 11 janvier 2012, cette nouvelle salle aux odeurs d’épicéa se substitue à la salle Richelieu, voisine, qui fera l’objet de travaux de remise aux normes et d’accessibilité pendant un an. Réalisé en ossature et panneaux contrecollés de bois massif (KLH de Lignatec) de grandes dimensions assemblés in situ en quatre mois, le théâtre éphémère de 750 places occupe une emprise de 26m x 65m. Ce « gros Lego », selon Muriel Mayette, s’installe galerie d'Orléans, entre les colonnades qui séparent les jardins du Palais-Royal et la cour qui accueille les colonnes de Buren. Il a été conçu sous la responsabilité d'Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques (ACMH), par l'architecte Florent Richard.

  • Tentures écarlates

La scène, sans cintres ni dessous, est équipée d’un plateau de mêmes dimensions que celui de l’ancienne salle. Chauffage et électricité sont acheminés directement depuis le bâtiment historique, distant de quelques mètres. De même, les acteurs qui y conservent leurs loges, accèdent au nouveau théâtre par les corridors et les salles de répétitions situés sous les colonnes de Buren. L’acoustique naturelle du lieu est maîtrisée à l’aide de réflecteurs plans en bois disposés au-dessus de la salle et, en abat-son, en partie haute du cadre de scène. Ailleurs, des tentures écarlates disposées sur les parois latérales réalisent l’absorption nécessaire. Lieu du « jeu des passions et de l’éphémère », selon Frédéric Mitterrand, ce « temple de la parole » sera démonté entre janvier et mars 2013 pour être ensuite revendu. Mais il ne disparaîtra pas tout à fait de la mémoire des spectateurs puisque, ainsi que l’a rappelé Muriel Mayette en citant André Breton : « Ce que j’ai aimé, que je l’aie gardé ou non, je l’aimerai toujours. »

Le Moniteur

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