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Le Sommet sur l'observation de la Terre ouvre la voie à un réseau planétaire

Le troisième Sommet mondial sur l'observation de la Terre, réuni à Bruxelles en présence d'une cinquantaine de représentants de gouvernements et d'organismes spatiaux, a posé le 16 février les bases d'une véritable coopération internationale pour partager les informations fournies par les satellites. Un plan d'action décennal a été approuvé en vue de la création d'un "Système des systèmes mondiaux d'observation de la Terre" (GEOSS) par satellites, afin de fournir "des observations générales, coordonnées et dans la durée" sur notre planète, de manière à mieux la surveiller et "renforcer les prévisions sur son comportement", précise le préambule de l'accord. Parmi les secteurs concernés, figurent les désastres, la santé, l'énergie, le climat et la météorologie, la gestion de l'eau, l'agriculture, les écosystèmes et la biodiversité. Les participants au Sommet ont adopté une résolution approuvant le plan d'action décennal et entérinant le Groupe de l'Observation de la Terre (GEO), intergouvernemental et jusqu'alors informel, pour aider à la mise en oeuvre de GEOSS.

"Il est tout à fait approprié de lancer aujourd'hui, jour d'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, un système (GEOSS, ndlr) qui améliorera prodigieusement notre connaissance de l'environnement et nous aidera (...) à faire ce qui est en notre pouvoir pour l'améliorer", a souligné dans le discours d'ouverture du Sommet M. Stavros Dimas, chargé de l'environnement à la Commission européenne. Le spectre du tsunami, qui a dévasté une partie des côtes de l'Asie en décembre, faisant plus de 285.000 morts, a plané sur le Sommet dont les membres ont adopté une résolution exprimant "leurs condoléances" aux personnes et aux pays touchés par la catastrophe. Le tsunami "a montré à quel point l'observation de la Terre est importante, en ce qu'elle nous fournit des informations inestimables à l'appui des actions humanitaires d'urgence et, à présent, des travaux de reconstruction", a estimé Janez Potocnik, membre de la Commission chargé de la recherche. GEOSS devrait permettre, avec l'observation par satellites, de mettre en place des "systèmes d'alerte" pour éviter que "les risques naturels ne débouchent sur des catastrophes majeures", ont indiqué ses promoteurs. Grâce à lui, espèrent-ils, il devrait être possible à l'avenir d'adopter des politiques visant à limiter les pertes en vies et les dégâts en cas de catastrophe, de "comprendre les facteurs environnementaux affectant la santé et le bien-être des hommes", de "mieux gérer les ressources en énergie", ou "d'améliorer les informations, la prévision et les alertes en matière de météorologie".

AFP

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