RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Matière

Le solaire basse concentration prend son envol

La société Sunpartner, installée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a conclu un partenariat avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour mettre au point et construire un démonstrateur de deuxième génération de centrale solaire à basse concentration. Sunpartner s'est déjà illustré avec la mise au point par sa filiale Wysips d'un film transparent photovoltaïque permettant de recharger son mobile au soleil. Le projet développé par sa filiale Axiosun avec le CEA et l'un de ses laboratoires, l'Institut Liten, spécialisé dans les énergies nouvelles et les nanotechnologies, veut concurrencer les panneaux photovoltaïques classiques dont le marché est aujourd'hui pris en ciseaux entre une concurrence chinoise très vive et la baisse des subventions en France et dans les autres pays européens.

«Les panneaux solaires standards ne sont pas la solution optimale. La concentration permet d'obtenir des coûts inférieurs de 20 % aux coûts des panneux chinois» et donc de devenir compétitif, souligne Ludovic Deblois, le président fondateur de Sunpartner. Les centrales photovoltaïques développées par Axiosun permettent en effet de concentrer avec des miroirs concaves jusqu'à 12 fois les rayons du soleil, ce qui réduit d'autant la taille des cellules mises en œuvre pour une même production d'énergie. En outre, avance Ludovic Deblois, ces modules conservent un rendement élevé, d'environ 19 %, malgré l'augmentation de la température due à la concentration, alors qu'avec les modules standards, le rendement décroît de 1 ou 2 % par degré supplémentaire.

Axiosun se positionne sur le créneau des petites et moyennes centrales (pour alimenter une entreprise, un village ou une petite ville) en zone à fort ensoleillement. Il a installé la première centrale à basse concentration en France à Saint-Cannat près d'Aix-en-Provence et deux autres au Maroc. L'enjeu du partenariat avec le CEA signé pour trois ans avec un budget de 2,2 millions d'euros est d'améliorer la technologie. L'objectif est de parvenir à un coût du kWh jusqu'à 40 % plus faible qu'avec une centrale au sol à panneaux classiques. Une des clés est la mise au point d'un process de fabrication locale à des coûts très inférieurs aux coûts chinois grâce à des investissements dix fois plus faibles.

Axiosun

Le Figaro

CEA

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top