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Le robot-serpent, prochain outil de la chirurgie à coeur battant

La cardiologie interventionnelle, qui permet de déboucher les artères par des sondes passant dans les vaisseaux, avait déjà conquis une partie du terrain de la chirurgie cardiaque. Celle-ci pourrait en céder une autre à des robots articulés, en forme de serpent, dont les premiers essais chez l'homme devraient débuter au deuxième semestre 2008. Maniable, peu invasif : telles sont les deux grandes qualités du prototype mis au point par Mario Zenati et Howie Choset, du laboratoire de biorobotique de l'université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie). Développée dans le cadre de la société privée qu'ils ont fondée, CardioRobotics, leur sonde articulée est assez fine pour passer à l'intérieur des vaisseaux, et suffisamment souple pour en suivre les méandres. Pilotée par un chirurgien au moyen d'un joystick et d'un ordinateur, elle existe en plusieurs tailles. La plus petite fait 12 millimètres de diamètre pour une longueur de 30 centimètres.

Baptisé CardioArm (Arm signifiant "bras", mais étant aussi l'acronyme d'Articulated Robotic MedProbe : "sonde médicale robotique articulée"), ce robot, dont la tête est dotée d'une caméra et d'un scalpel, a fait l'objet, en 2006, d'essais sur des porcs. Introduit dans la cage thoracique par un orifice pratiqué sous l'extrémité inférieure du sternum, il a permis d'intervenir alors que le coeur de l'animal continuait de battre. L'opération n'a eu aucun effet indésirable sur la tension artérielle, pas plus qu'elle n'a provoqué de saignement inattendu. Après avoir amélioré leur prototype, les chirurgiens ont répété avec succès l'opération sur des cadavres humains. Le robot s'est révélé encore plus maniable, chaque anneau du "serpent" suivant exactement, grâce à l'assistance de l'ordinateur, la trajectoire de la tête de l'appareil.

"Nous faisons en sorte de n'avoir qu'un seul point d'entrée pour le robot et d'atteindre n'importe quel site à partir de ce point", explique Marco Zenati. D'autres robots existent, mais nécessitent cinq ou six points d'entrée. Des chercheurs de l'université Johns-Hopkins (Baltimore) ont, quant à eux, mis au point un robot-serpent semblable au CardioArm, mais de taille inférieure, pour la chirurgie du larynx. De la même manière que la coeliochirurgie a su naguère trouver sa place, les reptiles automates ont incontestablement un avenir dans la médecine.

LM

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