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Un risque moindre d'Alzheimer quant le taux de leptine est élevé

La leptine est une cytokine principalement sécrétée par le tissu adipeux et qui possède de nombreuses propriétés physiologiques s'exerçant à des niveaux multiples. Elle intervient certes dans la régulation des réserves de graisses au sein de l'organisme, mais elle serait également impliquée dans le développement cérébral et dans des fonctions neurophysiologiques primordiales telles la potentialisation à long terme et la plasticité synaptique au sein de l'hippocampe. Elle faciliterait aussi la clairance de la protéine ?-amyloïde et, dans certains modèles animaux représentatifs du vieillissement cérébral et des démences type Alzheimer (DTA), elle améliorerait les troubles de la mémoire.

Qu'en est-il chez l'homme ? C'est à cette question que répond une étude de cohorte prospective dans laquelle ont été inclus 785 sujets (âge moyen, 79+/5 ans, 62 % de femmes) indemnes de toute forme de démence à l'état basal. Ces derniers faisaient partie de la cohorte de Framingham au 22ème cycle d'explorations (1990-1994).

Dans un sous-groupe composé de 198 sujets, une IRM cérébrale a été réalisée, environ 7,7 années après un dosage plasmatique de la leptine. Cet examen a permis de mesurer, à deux reprises, le volume cérébral total et le volume de la corne temporale qui est inversement corrélé à celui de l'hippocampe. Au terme d'un suivi d'une durée médiane de 8,3 années (0-15,5 ans) assuré jusqu'au 31 décembre 2007, une démence est survenue chez 111 des participants qui s'est avérée être le plus souvent une DTA (n=89).

Les taux plasmatiques de leptine les plus élevés ont été associés à un risque plus faible de DTA dans les modèles d'analyse multivariée. Ainsi à chaque élévation d'une déviation standard (DS) de la concentration logarithmique de leptine a été associée une diminution du risque relatif de 0,68 pour toutes les démences, versus 0, 60 pour les DTA.

Ces résultats correspondent à une risque en valeur absolue de 25 % en l'espace de 12 ans en cas de leptine située dans le quartile inférieur, versus 6 % dans le quartile supérieur. Une augmentation d'une DS de leptine a été également associée à un volume cérébral plus élevé et à un volume de la corne temporale plus faible, encore que le seuil de signification statistique n'ait pas été atteint. Ainsi, les taux circulants de leptine seraient à même de réduire l'incidence des démences et des DTA chez le sujet âgé asymptomatique selon des mécanismes qui restent à déterminer.

JIM

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