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La « poussière cellulaire », un nouvel espoir pour la médecine régénérative

Les vésicules extracellulaires sont des entités libérées par les cellules ; elles ont longtemps été considérées comme de la « poussière cellulaire » sans valeur. Or, des études récentes montrent qu'elles possèdent des propriétés thérapeutiques comparables à leurs cellules mères, sans leurs inconvénients.

En effet, les vésicules ne se divisent pas, limitant le risque de développer un cancer, ne se différencient pas, empêchant qu'elles développent une mauvaise fonction et semblent pouvoir être produites par un seul donneur pour plusieurs patients. De plus, elles ont déjà montré leur potentiel thérapeutique chez l'animal, dans la régénération de lésions cardiaques, hépatiques, ou encore rénales.

Dans le cas de fistules digestives où il existe une communication anormale entre les organes du tube digestif entre eux ou avec la peau, la médecine régénérative représente une importante piste thérapeutique. Ces fistules répondent faiblement aux traitements actuels et peuvent se développer suite à une complication post-opératoire ou à une maladie auto-immune comme la maladie de Crohn, engendrant un dysfonctionnement du tube digestif.

Pour la première fois, des chercheurs du laboratoire Matières et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot), du service hépato-gastro-entérologie et endoscopie digestive à l'hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP et du laboratoire Imagerie de l'angiogénèse, plateforme d'imagerie du petit animal (Inserm/Université Paris Descartes/HEGP), ont utilisé des vésicules extracellulaires issues de cellules souches pour traiter des fistules digestives chez un modèle porcin. L'étude révèle que l'injection locale de ces vésicules dans un gel au niveau de la fistule induit 100 % de fermeture des fistules digestives post-chirurgicales.

Les chercheurs envisagent désormais de tester cette nouvelle approche dans un modèle de fistules périnéales comme dans la maladie de Crohn, avec l'espoir de remplacer dans le futur l'injection des cellules souches. Le gel de vésicules pourrait être administré localement, de façon peu contraignante pour une thérapie plus simple, plus sûre et plus efficace.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CNRS

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