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Le potentiel thérapeutique de l'optogénétique dans les maladies du cerveau se confirme…

Née il y a seulement 12 ans, l'optogénétique associe l'optique et la génétique et vise à stimuler ou au contraire à bloquer de manière spécifique l'activité de certaines cellules et protéines du cerveau en utilisant des signaux lumineux.

Une équipe américaine de l’Ecole de médecine de Stanford vient de franchir un nouveau pas dans l'utilisation de cette technique en parvenant à agir sur les cellules, via les protéines, soit pour les stimuler, soit pour les inhiber. "Il y très longtemps que nous cherchions à réaliser ce type de contrôle", explique l’auteur principal de l’étude, le Professeur Karl Deisseroth qui précise "En utilisant différents types d’impulsions lumineuses, nous avons montré qu'il est possible d’envoyer un flux d’ions positifs pour stimuler, ou d'ions négatifs, pour inhiber certaines cellules du cerveau".

Concrètement, la lumière stimulante provoque l'ouverture d'un canal dans la membrane des cellules, via les opsines. Comme les protéines utilisées restent actives en l’absence de lumière, cette technique permet d’envoyer de la lumière de l’extérieur du cerveau, sans implanter de fibre optique. Quant à la lumière inhibitrice, qui ne fonctionnait qu’en présence de lumière, les chercheurs ont réussi à maintenir le canal ouvert en modifiant l’action des cellules.

Cette avancée a été saluée par la communauté scientifique car elle constitue une vraie rupture. En effet, jusqu'à présent l'optogénétique restait presque exclusivement un outil d'observation permettant de mieux comprendre l'organisation et le fonctionnement du cerveau et la transmission des différents signaux électriques.

Mais ces derniers travaux démontrent que cette technique possède un réel potentiel thérapeutique et pourra très probablement, d'ici quelques années, être utilisée pour traiter de nombreux troubles neurologiques et psychiatriques pour lesquels il n'y a pas de traitement satisfaisant pour l'instant.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Stanford

Science

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