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Nouvelles technologies : un coup de pouce de 10 % pour la croissance

Les nouvelles technologies sont bonnes pour la croissance. C'est ce que montre une étude réalisée par le service des études statistiques du ministère de l'Industrie (Sessi). Cette étude qui porte sur les effets des nouvelles technologies de l'information sur l'économie, est en fait une simulation qui préfigure une étude plus large et complète qui devrait être rendue publique cet hiver. En l'état, elle permet cependant de mesurer, sur dix ans, les effets de ces technologies. L'impact des technologies de l'information est loin d'être négligeable. D'un point de vue macroéconomique, elles permettent d'espérer un surcroît de PIB de l'ordre 10 % en fin de période. Ce résultat implique bien évidemment que la France rattrape une partie du retard affiché au regard de la situation américaine. Fin 1998, rappellent en effet les auteurs, seulement un quart des 1.500 premières entreprises françaises disposaient d'un site Web. Et sur ce total, seulement 13 % font du commerce électronique. A titre de comparaison, 32 % des 446 compagnies américaines les plus dynamiques proposent leurs produits en ligne. Du côté des ménages et toujours fin 1998, seulement 20 % à 23 % des foyers étaient équipés contre près de 50 % aux Etats-Unis. Mais, en retenant comme hypothèse que la France comble sur dix ans la moitié de son retard, les experts du Bipe montrent que les nouvelles technologies doperont l'activité d'un large éventail de secteurs. Les premiers bénéficiaires sont évidemment ceux qui relèvent directement de ces technologies : le matériel électrique et électronique enregistrerait un bonus de production de près de 43 %. Le gain atteindrait 30 % dans les services de télécommunications et 21 % dans les services aux entreprises. Mais d'autres pans de l'économie française tireraient des bénéfices de la diffusion de ces technologies. C'est notamment le cas de l'aéronautique (+ 30 %) et des équipements ménagers (+ 20 %). Les branches productrices de biens intermédiaires (chimie, sidérurgie, fonderies, caoutchouc) mais aussi la mécanique engrangeraient également des bénéfices de la montée en puissance de la société de l'information. Grâce aux gains de productivité rendus possibles par ces technologies, les entreprises de ces secteurs seraient mieux à même de gagner des parts de marché, tant en France qu'au-delà des frontières.

Les Echos/31/08/99 : http://www.lesechos.fr/jj990831/articleg/627326.htm

Ministère de l'Industrie : http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p116.pdf

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