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Un nouveau médicament prometteur contre le mélanome

Des chercheurs strasbourgeois ont mis au point une molécule anticancéreuse qui a montré un effet thérapeutique remarquable sur la souris, pour lutter contre les mélanomes métastastés, une forme de cancer au pronostic sombre.

Cette molécule, une flavagline, existe à l'état naturel dans l'écorce d'un arbuste d'Asie du sud-est - où elle fonctionne comme une sorte d'arme chimique puisqu'elle tue les larves qui rongent la plante - et est utilisée depuis longtemps dans la pharmacopée traditionnelle chinoise.

L'équipe de Laurent Désaubry, directeur de recherche au CNRS et chercheur en chimie médicinale à la Faculté de pharmacie de Strasbourg, a synthétisé en laboratoire une forme modifiée de cette molécule. "On a amélioré le produit naturel pour qu'il soit plus efficace et pour que la tumeur ne puisse plus s'en débarrasser", a expliqué le Docteur Désaubry.

La substance ainsi obtenue, administrée à des souris, a donné de très bons résultats pour retarder la croissance des tumeurs, sans entraîner d'effets secondaires, a dit M. Désaubry, lors d'une cérémonie où il s'est vu remettre pour son équipe 25.000 euros par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

Le molécule est également efficace pour prolonger dans le temps l'efficacité des nouveaux médicaments utilisés aujourd'hui chez certains patients - et dont l'effet disparaît dans la plupart des cas au bout de six mois à un an. Ces résultats, obtenus en collaboration avec une équipe de l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy de Villejuif, près de Paris, ont fait l'objet l'an dernier d'une publication dans la revue scientifique internationale Nature.

La flavagline a aussi donné de bons résultats pour diminuer les risques de complications cardiaques chez les souris traitées, les crises cardiaques étant un des effets secondaires les plus redoutables des chimiothérapies actuelles. "Il faudra cependant attendre 2020 pour commencer les essais cliniques sur l'homme", précise le Docteur Désaubry.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CNRS

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