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Un nez artificiel pour lutter contre le crime

Depuis l'invention du chien policier, odorat et investigations criminelles ont toujours fait bon ménage. C'est pourtant la première fois que l'on essaie d'exploiter de manière analytique les miasmes des cadavres pour les "faire parler" : des chercheurs américains viennent d'inventer un nez électronique (constitué de capteurs chimiques reliés à un ordinateur) capable de procéder automatiquement à ce type d'analyses. À l'origine, Arpad Vass et ses collaborateurs du Laboratoire national d'Oak Ridge dans le Tennessee étudiaient les modifications chimiques que subissent les cadavres au cours du temps. Ceci afin d'aider les enquêteurs à déterminer le moment de la mort des cadavres en décomposition avancée. En effet, si n'importe quel expert légiste est capable de déterminer assez précisément l'instant de la mort pour des cadavres "vieux" de moins de 24 heures, cela devient beaucoup plus difficile après plusieurs jours. Et pourtant il est souvent capital, lors d'une instruction judiciaire, de savoir quand la victime est décédée ; ne serait-ce que pour vérifier les alibis des suspects...En fait, Arpad Vass s'est appuyé dans ses recherches sur un phénomène biochimique post mortem assez simple : la dégradation progressive des molécules de l'organisme. Ces dernières se délitent, en effet, en composés de plus en plus petits et souvent volatiles (c'est pour cela qu'ils sentent mauvais). À température et humidité constante, cette dégradation est régulière et l'on peut donc théoriquement associer "âge" post mortem et composition chimique du cadavre : un peu comme quand vous évaluez à l'odeur la durée qui sépare votre camembert de sa date de péremption. En quantifiant précisément ce phénomène, Vass compte bien établir un véritable sablier biochimique à l'usage des enquêteurs. Afin d'accélérer le travail des médecins légistes, les collaborateurs de Vass travaillent également sur un prototype de nez électronique capable de détecter automatiquement, avec ses 32 capteurs chimiques, ces signatures "chimico-temporelles" et de déterminer, en un "snif", l'heure ou la date de la mort des cadavres. Toutefois, selon un expert légiste interrogé à ce sujet par New Scientist, un tel dispositif, s'il est efficace, devra toujours être validé par une véritable expertise médico-légale conduite par un vrai médecin légiste...

Transfert :

http://www.transfert.net/fr/gadget/article.cfm?idx_rub=88&idx_art=998

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