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Une molécule issue d'un ver marin pour préserver les greffons

Le CHRU de Brest et la société bretonne Hemarina ont débuté un essai clinique sur 60 patients, destiné à évaluer une molécule issue du sang d'un ver marin pour la préservation des greffons rénaux.

Après prélèvement et en attendant la transplantation, le greffon rénal est préservé dans un liquide de conservation. Durant cette période, le greffon "subit des lésions potentiellement irréversibles", explique le document, indiquant que ces lésions peuvent s'aggraver lors de la transplantation.

Ces lésions sont dues à une carence en oxygène lors du prélèvement et de la conservation du greffon, ainsi qu'à la ré-oxygénation brutale lors de la transplantation.

"Elles sont responsables d'un moins bon fonctionnement du greffon et d'une survie diminuée à long terme", note le communiqué, assurant qu'actuellement aucun dispositif ne permet de compenser la carence en oxygène du greffon.

La molécule prochainement testée est produite grâce à l'hémoglobine extracellulaire d'un ver marin appelé arénicole. Mesurant habituellement entre 10 et 15 cm, on connaît surtout de ce ver les petits tortillons visibles sur les plages du littoral Atlantique européen. "Après des résultats très encourageants dans les études pré-cliniques, nous avons hâte d'utiliser cette molécule pour la première fois chez l'homme", indique Yannick Le Meur, chef de service néphrologie-transplantations rénales au CHRU de Brest et investigateur principal de l'essai.

L'étude clinique sera menée dans six centres de transplantation : Brest, Paris, Lyon, Tours, Poitiers et Limoges. La transplantation rénale est aujourd'hui le seul traitement de l'insuffisance rénale terminale. Elle permet aux patients dont les reins ont été détruits par la maladie de retrouver une espérance de vie et une qualité de vie proches de la normale.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Hemarina

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