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Mesurer la surchauffe en ville

L’été 2022 aura été marqué par plusieurs vagues de chaleur intenses en Europe, mais aussi aux États-Unis et en Asie. Pour les spécialistes, ce phénomène serait amené à devenir plus fréquent et intense avec le changement climatique. La situation des villes est particulièrement préoccupante à cause de l’effet "îlot de chaleur urbain" : la minéralisation de l’espace public, l’activité humaine et la configuration des villes contribuent à accumuler encore plus de chaleur.

Pour suivre cet effet, l’ESA prépare la mission LSTM (Land Surface Temperature Monitoring), qui sera menée par le satellite du programme Copernicus Sentinel-8 (qui devrait être opérationnel en 2029) et qui procédera à une mesure systématique des températures au sol, grâce à une caméra infrarouge. Afin de développer les outils d’analyse adaptés à cette nouvelle mission, les chercheurs ont utilisé les données de l’instrument de la Nasa Ecostress, installé à bord de la Station spatiale internationale, pour simuler les données de LSTM.

Le futur satellite Sentinel aura une résolution spatiale de 50 mètres, comparable à celle d’Ecostress, et 400 fois supérieure aux deux satellites Sentinel-3, lancés en 2016 et 2018, dédiés à une mission océanographique et à la surveillance de la végétation sur les terres émergées. Les relevés d’Ecostress pour Paris, Milan et Prague pour le 18 juin 2022, pendant une vague de chaleur, montrent par exemple que les espaces verts jouent un rôle crucial pour réduire les températures locales. L’objectif de LSTM est d’être un outil efficace pour la planification urbaine, afin de limiter l’effet d’îlot de chaleur urbain ou, pour les agriculteurs, afin d’optimiser la gestion de l’eau.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Pour La Science

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