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Menaces climatiques sur le bassin méditerranéen

Les pays méditerranéens doivent s'attendre à des baisses de fréquentation touristique dans les prochaines décennies en raison des effets du changement climatique, a averti le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un rapport publié à Rome. "Des augmentations de température dans la région méditerranéenne affecteront certainement le confort des touristes et leur capacité à s'acclimater à une région plus propice aux gros coups de chaleur", a alerté l'organisation écologiste.

Les auteurs du rapport ont cité une récente étude de l'université de Hambourg (Allemagne), qui estime que le nombre de visites touristiques dans les pays bordant la Méditerranée pourrait diminuer de "5 % à 25 %" d'ici 2025. Pour mener ses travaux, le WWF s'est fondée sur une augmentation de la température globale de la planète de 2 degrés Celsius entre 2031 et 2060 par rapport à l'ère pré-industrielle, en raison des émissions de gaz à effet de serre. Les plus grandes chaleurs toucheraient les régions continentales des pays de la Méditerranée -- terres intérieures de l'Espagne, de la Turquie, des pays des Balkans et du Maghreb, et nord de l'Italie -- où le thermomètre pourrait prendre jusqu'à 5 degrés Celsius de plus au cours des saisons estivales.

Selon WWF, cette même zone devra faire face à "six semaines supplémentaires par an au cours desquelles les risques d'incendie de forêt seront très élevés". Des baisses de précipitation sont également à prévoir au nord comme au sud de la méditerranée, d'où une diminution des ressources hydriques, ajoute l'organisation. "Il y a une vraie préoccupation dans le secteur (touristique), liée par exemple au manque d'eau que pourraient subir les hôtels et à l'augmentation des primes d'assurance qui accompagneront la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes", a commenté Ellen Bermann, une responsable du Tour operator italien "Ventaglio" invitée à s'exprimer par WWF lors de la présentation du rapport.

L'organisation a une nouvelle fois dénoncé "l'attitude des Etats-Unis qui font pression pour qu'aucune proposition concrète n'apparaisse en faveur de la question climatique dans la déclaration finale du prochain G8". "Nous espérons que les sept autres pays réussiront à s'entendre pour signifier leur désaccord avec l'administration Bush", a déclaré Jennifer Morgan, responsable de la campagne internationale du WWF sur les changements climatiques.

Le président français Jacques Chirac a reconnu que les négociations sur le sujet étaient "très difficiles" et qu'il n'était "pas optimiste" sur l'obtention d'un texte qui doit comprendre selon lui "une reconnaissance de l'urgence et de la priorité de la lutte contre le changement climatique".

WWF

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