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Mastectomie : une radiothérapie accélérée aussi efficace que le traitement standard

Pour la première fois, une étude américaine montre qu’une radiothérapie de courte durée est aussi pertinente qu'un traitement standard pour les patientes qui optent pour une reconstruction mammaire après une mastectomie, consécutive à un cancer du sein. Selon les auteurs, ce traitement accéléré améliore aussi la qualité de vie des patientes.

"Les traitements accélérés et standards étaient tout aussi efficaces pour prévenir la récidive du cancer et présentaient le même niveau d’effets secondaires", développe Rinaa Punglia, professeure agrégée de radio-oncologie au Centre de lutte contre le cancer Dana-Farber Brigham de Boston. "Mais en raccourcissant le traitement de cinq semaines à trois semaines, les patientes ont connu moins d'interruptions de traitement, un poids financier allégé et d'autres améliorations significatives dans leur vie". Environ un tiers des patientes qui subissent une mastectomie ont également besoin d'une radiothérapie de la paroi thoracique et de ganglions lymphatiques, pour éviter la récidive de leur cancer. La durée standard de ce traitement est de cinq semaines.

Cet essai a impliqué 400 participantes traitées qui ont subi une mastectomie suivie d'une reconstruction mammaire immédiate à l'aide d'un expanseur tissulaire ou d'un implant. "Les patientes ont été réparties au hasard pour recevoir soit une radiothérapie conventionnelle composée de 25 fractions sur cinq semaines, soit une radiothérapie hypofractionnée composée de 16 fractions sur environ trois semaines", précisent les auteurs. Ces doses plus courtes étaient plus élevées. Six mois après le traitement, les participantes ont signalé des niveaux similaires de bien-être physique. Il y avait quelques différences entre les groupes au départ, notamment des niveaux d'énergie plus élevés signalés par les personnes ayant reçu le traitement accéléré. "Il semble que les patientes se sentaient plus énergiques parce qu’elles savaient qu’elles termineraient leur traitement plus rapidement", estime l’autrice principale. "Il n'y avait aucune différence dans les taux de récidive", préviennent les auteurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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