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Maladie de Crohn : un champignon identifié comme facteur clé de l'inflammation

Des chercheurs américains ont identifié un champignon qui semble être impliqué dans la maladie de Crohn. Déjà identifié chez des souris malades, ils ont découvert que, associé à deux bactéries du microbiote, il provoquait l'inflammation et la maladie de Crohn chez l'homme. "Nous savions déjà que les bactéries, en plus des facteurs génétiques et alimentaires, jouent un rôle majeur dans le développement de la maladie de Crohn", explique le docteur Mahmoud A Ghannoum, professeur au Centre de mycologie médicale de la Case Western Reserve, et auteur de cette nouvelle étude.

Ce spécialiste et son équipe sont allés plus loin en décryptant pour la première fois le rôle des champignons présents dans la flore intestinale, qui cohabitent avec les bactéries, connues comme responsables des réponses immunitaires des patients malades.

Après avoir analysé les échantillons fécaux de patients atteints de la maladie de Crohn ainsi que de leurs parents "sains", ils ont identifié des interactions fongiques-bactériennes très marquées chez les participants atteints de la maladie de Crohn. Les bactéries "Escherichia coli" et "Serratia marcescens" ainsi qu'un champignon, le "Candida tropicalis" s'avèrent présents à des niveaux plus élevés que chez les sujets sains.

Selon leur hypothèse, ces deux bactéries et ce champignon interagiraient dans les intestins et combineraient ainsi leurs efforts pour produire un biofilm qui adhère à une partie des intestins, favorisant ainsi l'inflammation, et les symptômes de la maladie (diarrhées, constipation, amaigrissement, grande fatigue).

De récents travaux français ont également fait le lien entre la composition des champignons et levures présents dans le micro-biote et l'apparition des maladies chroniques inflammatoires de l'intestin (MICI). L'équipe du Docteur Harry Sokol du service de gastro-entérologie et nutrition à l'hôpital Saint-Antoine à Paris a constaté chez 235 patients atteints de ces pathologies un ratio plus important de Basidiomycota / Ascomycota, une proportion plus forte de Candida albicans et une présence plus faible de Saccharomyces cerevisiae que dans celui des 38 sujets en bonne santé.

Ces nouvelles données pourraient donner lieu au développement de nouveaux traitements - probiotiques notamment -, qui pourraient diminuer la charge des champignons pro-inflammatoires ou au contraire enrichir le microbiote avec des champignons protecteurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

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