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Malade en état végétatif : vers un mode de communication ?

Une simple électroencéphalographie permettrait de déterminer si un patient en état végétatif est conscient ou non. Une technique qui donne l'espoir de pouvoir interagir avec ces malades.

Les patients en état végétatif peuvent avoir les yeux ouverts mais ils n'interagissent pas avec leur entourage. Il est cependant possible de déterminer si certains sont conscients en observant l'activité de leur cerveau avec un simple appareil d'électroencéphalographie (EEG), selon une étude publiée récemment dans le Lancet.

Des équipes de chercheurs de Cambridge et Liège, en pointe dans ce domaine, avaient déjà détecté l'an dernier des signes de conscience chez des personnes en état végétatif grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. «Mais cet examen est lourd et coûteux. C'est pourquoi nous essayons de développer des outils plus fins et moins chers, comme l'EEG», explique au Figaro le professeur Lionel Naccache, neurologue à l'hôpital Lariboisière (Paris).

  • Diagnostiqués inconscients par l'examen clinique

L'étude du Lancet, menée par Adrian Owen au Canada, prouve l'efficacité de cette technique. Son équipe a placé des électrodes sur la tête de seize personnes en état végétatif et leur a demandé d'imaginer des mouvements de leur main droite et de leurs orteils. Les électrodes visualisaient en parallèle ce qui se passait dans leur cerveau. Chez trois patients, elles ont enregistré une activité comparable à celle de sujets sains, prouvant ainsi un état de conscience alors que l'examen clinique les avait diagnostiqué inconscients.

Premier pas vers un test fiable et facile d'emploi, cette étude va sans doute bouleverser le diagnostic et la prise en charge de l'état végétatif. «Cela permettra de connaître l'état de conscience de ces patients et de communiquer avec eux», explique le Professeur Naccache. Car l'enjeu majeur est bien là : pouvoir se servir de l'activité électrique du cerveau pour échanger avec le malade. Cela pourrait être possible, selon lui, dans les cinq prochaines années.

Mais gare aux faux espoirs, l'état de conscience de ces patients n'ayant certainement rien à voir avec le nôtre. Comme le rappelle le professeur Naccache, ces malades sont généralement lourdement handicapés. Même s'ils sont conscients, on ignore les pensées qu'ils peuvent formuler au-delà d'une réaction à un ordre simple. C'est en parvenant à développer des outils pour communiquer avec eux qu'il sera peut-être possible de le découvrir.

Le Figaro

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