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Les livres électroniques font leur rentrée

D'un côté, un libraire en ligne américain désireux de vendre plus d'ouvrages, quel que soit le support. De l'autre, un géant japonais de l'électronique soucieux d'explorer de nouveaux marchés. A l'arrivée, deux nouveaux livres électroniques lancés pour la fin d'année : le Kindle d'Amazon, disponible dans le monde entier, et le Reader Touch Edition de Sony, lancé en France début novembre. Pour s'imposer, chacun a choisi une piste différente. Le premier joue la carte de la connectivité avec une puce 3G servant à télécharger livres et journaux sans être raccordé à un PC. Le second privilégie l'interface, avec un écran tactile permettant de le feuilleter d'un mouvement du doigt.

Le Kindle, tout d'abord. C'est la star des livres électroniques, désormais disponible dans plus de 100 pays, dont la France. Un lancement mondial en trompe-l'oeil, car Amazon n'a pas daigné l'adapter aux différents pays auxquels il le destine. Pour les clients français, l'appareil est directement livré en provenance des Etats-Unis et le clavier en façade est en QWERTY. Les instructions sont en anglais, comme la majorité des ouvrages disponibles. Les non-anglophones auront tout intérêt à passer leur tour. Amazon a surtout voulu forcer la main aux éditeurs européens pour qu'ils rendent disponibles leurs ouvrages sur le Kindle, ce qu'ils rechignent encore à faire. Pourtant, le terminal a de quoi séduire. Léger et fin, il dispose d'un écran noir et blanc de 15,2 cm de diagonale à encre électronique, une technologie qui consomme peu d'énergie et fonctionne sans rétroéclairage. A l'usage, l'affichage est très confortable.

Deux boutons situés à droite permettent de tourner les pages ou de revenir en arrière. Ces deux boutons sont également présents de l'autre côté de l'écran pour les gauchers. A droite de l'écran, un petit pavé sert à naviguer dans les bibliothèques. Il est possible de grossir la taille des caractères, de surligner des passages d'un texte et de taper des notes, bien que le clavier soit très petit.

Mais le grand intérêt du Kindle réside dans sa boutique de téléchargement de livres, de journaux (dont « Les Echos » et « Le Monde », sur abonnement) et de blogs, accessible sans fil grâce à une puce 3G. Celle-ci se connecte au réseau de l'opérateur de télécommunications américain ATT. Une fois identifié sur Amazon, l'utilisateur peut télécharger rapidement un ouvrage, son compte bancaire est alors automatiquement débité et le livre stocké sur les 2 gigaoctets de mémoire. Les livres coûtent plus cher qu'aux Etats-Unis, car Amazon doit rétrocéder des coûts de communication plus élevés à ATT et appliquer la TVA française.

Quant au dernier modèle de Sony, plus compact que le Kindle, il ne mise pas sur la 3G mais sur un écran tactile. Pour tourner les pages, pas de boutons : il suffit d'effleurer l'écran de droite à gauche ou de gauche à droite (le sens est configurable), comme sur un iPhone. Les annotations, elles, peuvent être portées directement avec un stylet, qui se range sur le côté de l'appareil. A l'usage, ce modèle est de loin le plus pratique du marché pour naviguer dans les menus ou consulter les ouvrages. Mais cette supériorité a une contrepartie : la dalle tactile assombrit un peu l'écran, au détriment du confort de lecture. L'encre électronique apparaît moins contrastée que sur le Kindle.

Tactile ou 3G, quelle technologie est la plus prometteuse ? Assurément les deux, à condition que chacune progresse. C'est probablement quand ils fonctionneront tous sur les réseaux 3G français, et quand les écrans tactiles auront amélioré leur affichage, que les livres électroniques pourront séduire le plus grand nombre.

Les Echos

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