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L'obésité en milieu de vie accroît les risques de démence sénile

L'obésité et la démence pourraient être liées : selon les résultats d'une étude californienne publiée dans le dernier numéro du British Medical Journal, plus on est gros à 40 ans, plus le risque de démence est important par la suite. "Ceci ne fait que s'ajouter aux motifs d'inquiétude concernant l'obésité", a déclaré Philip James, Président du groupe de travail international sur l'obésité, qui n'a pas participé à cette recherche.

L'étude financée par les Institut nationaux de santé américains a été conduite par la Fondation médicale Kaiser Permanente. Quelque 19.276 personnes ont été recrutées du milieu des années 60 au tout début des années 70, alors qu'elles avaient environ 40 ans, et ont été suivies pendant 27 ans en moyenne.

Entre 1994 et 2003, 713 personnes ont développé une démence, soit 7 % des participants. Les chercheurs ont étudié les liens entre démence et obésité en mesurant deux paramètres : l'indice de masse corporelle (IMC) et l'épaisseur des plis de peau à hauteur des omoplates et sous les bras. L'IMC est calculé en divisant le poids d'une personne, exprimé en kilos, par la taille (en mètre) élevée au carré. L'obésité est caractérisé par un IMC supérieur à 30. Quand les scientifiques se référaient à l'IMC, les personnes obèses avaient un risque de développer une démence augmenté de 74 %. De leur côté, les personnes en surpoids simple -dont l'IMC est supérieur à 25-, n'avaient que 35 % de risque en plus de développer une démence.

Chez les femmes, cette corrélation était plus nette que chez les hommes. Les femmes obèses avaient deux fois plus de risque que les femmes de poids normal d'être frappées par la maladie d'Alzheimer ou un autre type de démence, alors que chez les hommes, ce risque n'était que de 30% supérieur. Toutefois, quand les chercheurs mesuraient l'obésité avec l'épaisseur des plis de la peau pour mesurer l'obésité, il n'existait pas de différence entre les sexes, tous deux présentant un risque de démence supérieur de 70 % s'ils avaient un pli épais. Et plus le pli était épais, plus le risque de démence était élévé.

Selon Philip James, l'aspect le plus impressionnant de cette étude est que les chercheurs ont éliminé l'influence des maladies cardio-vasculaires, du diabète et d'autres pathologies sur la survenue d'une démence. Toutefois l'étude n'a pas réussi à déterminer comment l'obésité pourrait accroître le risque de démence. Elle a simplement proposé plusieurs théories : l'une d'entre elles est que les cellules graisseuses produisent des substances inflammatoires, et que ces substances pourraient passer dans le cerveau. L'équilibre alimentaire et la quantité de bonnes graisses (contenues dans les huiles de poisson, par exemple), pourraient aussi être un facteur.

"Dans nos sociétés occidentales, nous ne mangeons pas suffisamment de ces acides gras", a insisté James. "Ce qui caractérise les obèses, c'est qu'ils mangent trop de graisses et trop de sucres, mais pas assez d'acides gras à longue chaîne.

AP

BMJ

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