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L'Inde, le pays où l'énergie solaire est compétitive

Le programme national instauré il y a deux ans porte ses fruits. L'électricité solaire ne revient pas plus cher que celle issue du charbon ou du gaz. Tous les grands groupes spécialisés dans le solaire se pressent pour profiter de ce nouveau marché, mais les conditions de financement restent délicates. Deux ans seulement après le lancement de son programme solaire national, "National Solar Mission" en janvier 2010, l'Inde apparaît comme l'un des marchés les plus prometteurs pour les prochaines années. Surtout à un moment où les marchés européen et américain, plus matures, sont ralentis par la baisse drastique des tarifs de rachat de l'électricité d'origine solaire.

En deux ans, les capacités installées ont bondi de 17,8 à plus de 500 mégawatts (MW). Certes, on est encore loin de l'objectif de 22 gigawatts (GW) fixé pour 2022 : 20 GW raccordés au réseau auxquels s'ajouteront 2 GW hors réseau, plus particulièrement destinés à l'alimentation des zones rurales qui ne sont pas équipées de réseau. Ce qui reste de toute façon insignifiant au regard des 830.126 gigawattheures (GWh) consommés chaque année par les quelque 1,19 milliard d'Indiens.

Plus impressionnante que les volumes installés, la baisse des prix augure d'un développement rapide du secteur. A 0,15 cents par kilowattheure, un plancher atteint plus rapidement que ne l'avait anticipé la majorité des experts, l'électricité solaire est compétitive avec celle issue du charbon (qui compose aujourd'hui 69 % du mix énergétique) ou du gaz naturel. Ce programme national s'est traduit pour de nombreux fournisseurs d'équipements solaires par une explosion de leurs exportations vers l'Inde. L'américain First Solar, leader mondial des panneaux à couches minces, a ainsi vu passer ses ventes de 10 à 100 MW entre 2010 et 2011. Le chinois Suntech a également vendu pour 100 MW de panneaux.

D'autres acteurs importants du marché mondial se sont installés en Inde ou ont conclu des accords avec des acteurs indiens. C'est le cas notamment du développeur allemand Juwi et du fabricant chinois de panneaux TrinaSolar. Tata Power, filiale du conglomérat national Tata, est également actif sur ce marché. A l'heure où la téléphonie mobile se déploie à toute vitesse sur le sous-continent, les antennes relais constituent à elles seules un marché potentiel de 2 GW. En plus du programme national, certains états ont lancé leur propre plan solaire. Le Gujarat, qui a également instauré des incitations il y a deux ans, s'est montré particulièrement dynamique, avec 600 MW de projets attribués au cours des douze derniers mois, dont 214 MW pour un seul parc, situé dans la région de Patan.

La Tribune

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