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L'élévation du niveau des mers va-t-elle entraîner une baisse ponctuelle des températures ?

Selon des travaux du célèbre climatologue James Hansen, de la NASA, une hausse catastrophique du niveau des mers d'ici la fin du siècle pourrait avoir un effet inattendu : le refroidissement temporaire de la planète. La fonte des icebergs pourrait en effet refroidir les mers autour du Groenland et de l'Antarctique et, par voie de conséquence, abaisser la température moyenne mondiale.

Hansen souligne cependant que cet "effet de froid" pourrait être dévastateur et aggraverait les épisodes météorologiques extrêmes comme par exemple les tempêtes d'hiver, alimentées par les différences de température entre les pôles et l'équateur.

En outre, met en garde Hansen, ce refroidissement temporaire serait trompeur car, en raison de l'effet de serre, la planète dans son ensemble continuerait inexorablement à accumuler de la chaleur et seule la redistribution de cette chaleur globale serait modifiée par cette fonte des glaces et de réchauffement des mers.

Pour faire comprendre ce phénomène, Hansen prend l'exemple d'une personne enfermée dans une cuisine où règne une chaleur étouffante. Elle peut, pour se rafraîchir, ouvrir la porte du réfrigérateur et laisser dégivrer des aliments. La température restera constante dans cette cuisine mais simplement, une partie de l'énergie thermique se détournera sur le dégivrage du congélateur plutôt que sur le réchauffement de l'air. Hansen est persuadé qu'il pourrait y avoir une hausse considérable du niveau des mers durant ce siècle et, avec ses collègues Makiko Sato et Reto Ruedy, il en a récemment simulé les effets possibles.

En supposant une élévation du niveau de la mer de 60 centimètres d'ici 2065, le modèle d'Hansen suggère que la température moyenne globale de la terre augmenterait de 1,5° C, par rapport à l'ère préindustrielle, contre 1,9° C, sans cet effet de refroidissement. Mais si le niveau des mers augmentait d'un mètre quarante d'ici 2080, la température de surface diminuerait alors de 0,9° C, au lieu de s'élever de 2,2° C et l'Europe du Nord pourrait connaître un net refroidissement.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

New Scientist

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