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L'année 2003, la plus chaude jamais observée en France

L'année 2003 s'annonce comme la plus chaude jamais observée en France depuis le début des relevés météo mais la canicule de l'été pourrait redoubler et empirer à l'avenir."C'est la première fois que nous avons eu un été aussi chaud depuis 150 ans mais cela se reproduira dans les années à venir", relève Philippe Courtier, directeur général adjoint de Météo-France, lors d'une conférence de presse organisée mercredi par la Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES). "Ce que nous avons déjà fait, nous allons le payer pendant de très nombreuses années", dit-il, évoquant le rejet des gaz à effet de serre par les activités humaines et la très longue durée de vie de ces substances dans l'atmosphère. La température moyenne de 2003 devrait dépasser "de près d'un demi-degré" la moyenne 1900-2002, sauf températures polaires d'ici fin décembre. Celle de l'été 2003 a surpassé de quatre degrés la moyenne 1900-2002 et de deux degrés la moyenne 1950-2003. D'après Météo-France, la probabilité de vagues de chaleur (températures diurnes égales ou supérieures à 35°, nocturnes de 22-23°), sera multipliée par cinq d'ici la fin du siècle. Les canicules pourraient être aggravées. L'été dernier, l'humidité de l'air est restée peu élevée et les ressources en eau ont bénéficié d'hivers antérieurs pluvieux et ont donc globalement suffi. Les températures françaises grimperont "surtout l'été et surtout dans le sud". Elles monteront plus faiblement en hiver, la hausse hivernale étant la plus faible dans l'ouest. Les précipitations augmenteront en hiver, surtout dans l'ouest et le nord-ouest. Au contraire le sud enregistrera un déficit pluviométrique l'été et une baisse de ses réserves d'eau. Dans le nord alpin, le nombre de jours d'enneigement baissera de quelque 20 % à 1.500 mètres mais restera probablement inchangé à 2.000 mètres. Cette prédiction est fondée sur un réchauffement climatique moyen (1990-2100) de 2-3° à l'échelle mondiale, aggravé en France (4°). Encore suppose-t-elle que la France divise par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, objectif affiché du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Il faut faire "dix protocoles de Kyoto en cinq décennies", observe M. Courtier, citant un accord international de réduction du CO2 et des autres gaz responsables du changement climatique. Même dans ce cas, la concentration du CO2 dans l'atmosphère sera doublée en 2100 et les péripéties climatiques resteront nombreuses. La concentration de CO2 a déjà été multipliée par 1,3 au siècle dernier, entraînant une hausse planétaire du thermomètre de 0,6° et de 0,9° en France, a rappelé M. Courtier. Quand on parle d'une hausse future de 2-3 degrés de la température moyenne mondiale, cela "n'a rien à voir avec une gentille transition d'un climat tempéré", explique la présidente de la MIES Dominique Dron. Une hausse moyenne apparemment modérée n'exclut pas des événements climatiques extrêmes comme la canicule de 2003. La MIES, un service du Premier ministre, prépare un nouveau programme français de lutte contre le réchauffement climatique, le "Plan Climat 2003", que le gouvernement doit adopter le 27 novembre.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031029/202/3gyqg.html

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